VAGINOPLASTIE ! Encore la SECU !
12 avril 2006 Michèle
Des opérations en Europe !
Actuellement la Sécurité Sociale (le Service Sous de la médecine) refuse la prise en charge des opérations en Belgique (ou ailleurs) à tout le monde prétextant qu’on peut faire (aussi bien) et (dans les mêmes délais en France.)
Dans un premier temps les réponses ont lieu largement hors du délai prévu de deux semaines et les expertises sont illégalement confiées à des chirurgiens qui sont à la fois juge et partie. Les mêmes justement que fuit le monde Trans. ... Un peu informé !
Je me suis arrêtée sur l’article 3 qui régit précisément ce problème, je vous livre cet article dans sa totalité avant de le détailler :
Décret n° 2005-386 du 19 avril 2005 relatif à la prise en charge des soins reçus hors de France et modifiant le code de la sécurité sociale (deuxième partie : Décrets en Conseil d’Etat)
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Article 3
La section 2 du chapitre II du titre III du livre III du même code est complétée par quatre articles ainsi rédigés :
« Art. R. 332-3. - Les caisses d’assurance maladie procèdent au remboursement des frais des soins dispensés aux assurés sociaux et à leurs ayants droit dans un Etat membre de l’Union européenne ou partie à l’accord sur l’Espace économique européen, dans les mêmes conditions que si les soins avaient été reçus en France, sans que le montant du remboursement puisse excéder le montant des dépenses engagées par l’assuré et sous réserve des adaptations prévues aux articles R. 332-4 à R. 332-6.
« Art. R. 332-4. - Hors l’hypothèse de soins inopinés, les caisses d’assurance maladie ne peuvent procéder que sur autorisation préalable au remboursement des frais des soins hospitaliers ou nécessitant le recours aux équipements matériels lourds mentionnés au II de l’article R. 712-2 du code de la santé publique dispensés aux assurés sociaux et à leurs ayants droit dans un autre Etat membre de l’Union européenne ou partie à l’accord sur l’Espace économique européen et appropriés à leur état.
« Cette autorisation ne peut être refusée qu’à l’une des deux conditions suivantes :
« 1° Les soins envisagés ne figurent pas parmi les soins dont la prise en charge est prévue par la réglementation française ;
« 2° Un traitement identique ou présentant le même degré d’efficacité peut être obtenu en temps opportun en France, compte tenu de l’état du patient et de l’évolution probable de son affection.
« L’assuré social adresse la demande d’autorisation à sa caisse d’affiliation. La décision est prise par le contrôle médical. Elle doit être notifiée dans un délai compatible avec le degré d’urgence et de disponibilité des soins envisagés et au plus tard deux semaines après la réception de la demande, En l’absence de réponse à l’expiration de ce dernier délai, l’autorisation est réputée accordée.
« Les décisions de refus sont dûment motivées et susceptibles de recours dans les conditions de droit commun devant le tribunal des affaires sanitaires et sociales compétent. Toutefois, les contestations de ces décisions, lorsqu’elles portent sur l’appréciation faite par le médecin-conseil de l’état du malade, du caractère approprié à son état des soins envisagés ou du caractère identique ou d’un même degré d’efficacité du ou des traitements disponibles en France, sont soumises à expertise médicale dans les conditions prévues par le chapitre Ier du titre IV du livre Ier du présent code.
Dans le détail :
« 2° Un traitement identique ou présentant le même degré d’efficacité peut être obtenu en temps opportun en France, compte tenu de l’état du patient et de l’évolution probable de son affection.
(Je vous renouvelle les termes précis du décret de 2004 qui définit ainsi la pose du diagnostic pour les praticiens :
« Parmi les manifestations anxieuses, retenir : la souffrance du sujet, l’impossibilité de faire des projets, la restriction marquée des intérêts, l’anticipation systématiquement péjorative de l’avenir. »)
Le temps opportun :
Quel peut être le temps opportun pour quelqu’un qui souffre, qui ne trouve plus de réels intérêts à la vie qui n’anticipe l’avenir que négativement plus son attente est lointaine ??? Ca me fait penser à la magnifique histoire de Fernand Raynaud sur le temps que met de fut du canon à refroidir, ce qui se traduit par un « certain »temps !
« Un temps certain basé sur des secondes élastiques que l’on étire au gré des besoins ou des incohérences administratives »
(14 avril- 9h) Je rajoute que ce sont tous les jours que je souffre de la non concordance de mon corps et de mon esprit et que les jours qui passent rajoutent à la veille son lot de frustrations ! Les jours et les années s’accumulent ! Où se situe la conscience de cet indéniable état de fait dans la prise en compte durée de nos prises en charge ?
Si quelqu’un peut me donner les critères sur lesquels sont basés la notion de temps opportun, je suis preneuse !
Le même degré d’efficacité :
Faut-il raisonner en terme d’efficacité ?
Bien ou mal réalisé esthétiquement, on peut parler d’efficacité !
On coupe, on reconstruit quelque chose qui ressemble à un sexe féminin ou approximativement, comme ça ne repousse pas : C’est efficace !
On se pose évidemment la question de savoir à quel niveau se situe l’indice de satisfaction de l’opérée ?
Si c’est laid ou pas fonctionnel, générateur d’ennuis post OP, est-il possible de parler d’objectifs atteints dans leur fonctionnalité et leur esthétisme.
J’ai vu personnellement des reconstructions qui ne ressemblent qu’à un trou béant entre deux renflements que l’on qualifie de grosses lèvres avec des ersatz de clitoris inidentifiables et totalement inefficaces.
On peut toujours parler d’efficacité mais ce constat reste inapplicable à un minimum de déontologie opératoire, ne serait ce que par la satisfaction conjointe du praticien et de la patiente !
Combien sont-ils en France ? 5 ou 6 ?
Heureusement le Boucher de Toulouse a cessé ses massacres.
La sécu nous prend pour des idiotes, en ne tenant pas compte du monde associatif, du relationnel entre toutes et même s’il existe des conflits, l’information circule sur les nombreux ratages, manques évidents de professionnalismes, attitudes et propos inacceptables de la part d’un certain nombre de praticiens suffisants, pour qui nous ne sommes rien d’autre qu’une source de revenus, que tout le monde considère comme des brebis de Panurge.
Il y a 3 ans, il y a eu à Genève une grande réunion de tout ce que la planète compte de spécialistes mondiaux, desquels si on ne veut pas « apprendre » il y avait au moins à Partager !
Seulement deux personnes du milieu médical français touchant aux TS y ont participé, d’ailleurs les seules deux qui bénéficient aujourd’hui d’un indice de confiance un peu supérieur à la moyenne !
La Chirurgie française est-elle aujourd’hui au même niveau d’efficacité que ses homologues Européens ? Probablement, tant qu’il ne s’agit que de trancher dans la viande !
Est-elle au même niveau de compétence que ses homologues européens ?
Pas vraiment ! Même si on ne fait que tendre l ‘oreille sans vraiment écouter, les retours sont révélateurs d’une inconstance totale dans une proportion d’1 satisfaite pour 5 déçues de leur intervention.
La seule personne dont on parle en bien aujourd’hui est madame Perchenet, dont les premières interventions s’avèrent excellentes, de sources sures et bien informées dont tout le monde a pu mesurer la qualité cicatricielle sur les seins de Yan !
Seulement faut pas oublier un constat incontournable ! Cette dame est une élève du Belge Monstreys qui a su lui transmettre le savoir-faire de la chirurgie de réassignations sexuelle de ce pays européen et ami !
Seulement voilà, cela a un coût non négligeable : Une liste d’attente qui s’allonge démesurément !
Les grands pontes de la sécu sont-ils aveugles ou sourds pour ne voir ni n’entendre cela, privés de raisonnement au point de ne pas réaliser le constat dramatique en France. Sont-ils conscients d’être à contre courant d’une évolution politique et administrative de l’ensemble des pays de la communauté qui s’ouvrent de plus en plus aux autres dans un esprit de partage des connaissances et des compétences.
Notez bien que quand on voit les signatures du manifeste de la droite contre le mariage homo et l’homo parentalité on est vite mis au courant du niveau de régression que nos politiques nous font subir.
Les protectionnismes de clocher sont révolus....Seule la France se blottit encore dans ses lâches frilosités !
Il y a une réelle psychose collective à se faire opérer dans notre pays et tout le monde sait qu’il n’y a jamais ou presque de fumée sans feu !
Je voudrais demander à nos amies associatives, collectives, coordinations s’il nous serait possible en commun de faire réaliser une expertise de la situation par des spécialistes indépendants pour démontrer une fois pour toutes que nos institutions ne sont pas objectives ?
Y compris dans les délais opératoires, hélas, dans la mesure ou la "mal côte" des uns et le succès des autres entraînent des délais d’attentes « inopportuns » parce qu’on peut s’interroger sur la fin de l’article cité :
« Compte tenu de l’état du patient et de l’évolution probable de son affection. »
« Parmi les manifestations anxieuses, retenir : la souffrance du sujet, l’impossibilité de faire des projets, la restriction marquée des intérêts, l’anticipation systématiquement péjorative de l’avenir. »)
Les situations de blocages, de refus opératoires contre le plus simple respect du choix de son praticien, des délais d’attente infernaux sont-ils de nature à apaiser les manifestations anxieuses d’un ou une patient(e) arrivé(e) au bout de son parcours d’investigation, auquel, à laquelle on dit :
« Vous avez le choix d’un chirurgien qui a mauvaise presse » ou que l’autre reconnu comme bon « On ne pourra pas vous opérer tout dessuite ? »
Quelle appréciation un expert de la sécu peut-il porter sur l’évolution probable de l’affection quand nos praticiens aujourd’hui, en l’état actuel de la science n’en sont qu’à maintes supputations sur les causes et doivent se résoudre à ne traiter que des conséquences visibles et inqualifiables.
Quelle peut être l’évolution de l’affection quand les mois et quelquefois les années passent ou que quelqu’un doit partir confier sa vie à quelqu’un qui le (la) terrorise !
J’ai plus de 25 ans de recul dans l’observation des évolutions des approches du Transsexualisme (Je préfère Transidentité), messieurs les « experts », j’ai vu mourir des tas de gens au comble de la désespérance, les mouvements de France ont même crée une journée du souvenir, avez vous donc encore une âme qui vous permette de voir « les manifestations de souffrance » des gens en face de vous ?
Ne voyez-vous pas que la France Transsexuelle fuit l’hexagone, pour même aller très loin au détriments de leurs deniers ? Au lieu de chercher un rapport objectif, vous imposez ! Le seul rapport qui existe désormais entre l’ex belle idée sociale et le seul calcul inhumain des gros sous : Cela s’appellerait-il le progrès social ?
Avez vous seulement conscience que les lois de notre pays déclarent illégale la situation d’être juge et partie ce qui est le cas pour les experts que vous nommez ? Bien évidemment quand la sécu déclare, tout le monde est d’accord !
Eh ! Bien ! L’ensemble de la France Transsexuelle n’est pas d’accord avec ces mesures et comme pour une infinité d’autres choses, on vient de le voir, il est dommageable de devoir instaurer la violence et la détermination pour être passablement écouté(e)s.
Pourtant la majorité d’entre nous sont des pacifistes convaincus qui ne demandent que la simple intégration dans notre monde d’aujourd’hui !
Simplement Femme ou Homme Physiquement avec tout ce que cela comprend !
Simplement Femme ou Homme Moralement dans la reconnaissance de son droit à exister !
Simplement Femme ou Homme Socialement dans son intégration au cœur de notre société !
RIEN DE PLUS !
Pour le CTE
Michèle I.




