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Patho ? Ou pas ?
22 mars 2006 Michèle
Etre "Soignée" pour quoi ? à cause de quoi ? Comment ?
Note de Michèle :
Notre petit monde s’agite ! Les points de vues divergent !
Rien que de plus normal, tant que celà reste dans les limites des corrections individuelles !
Sauf, qu’en tout état de cause, il ne faut rien affirmer qui ne soit étayé par les conditions juridiques, sociales et médicales qui président à la réalité de nos changements.
Les parcours sont tellement divers si on en croit tous les témoignages.
Au point où nous en sommes, il me paraît indispensable de bien remettre les choses à leur place, parce que depuis quelque temps, une ou plusieurs bonnes politiques politicienne, nous ont fait tourner en bourrique par de fausses affirmations et en nous prêtant, à tort , des interprétations de propos que nous n’avons pas tenus.
Résultat de l’opération, tout le monde est énervé, prêt en s’entretuer, non plus sur des idées mais sur des différentiations personnelles d’approche de SON transsexualisme et de la façon d’y rémédier.
C’est une spirale qu’il faut casser parce que c’est le but recherché et le panneau dans lequel nous tombons pour la majorité d’entre nous..
Même si la discussion est animée par la sensibilité de chacune, ce qui peut expliquer des énervements intempestifs liés à la théorisation des circonstances, il serait bon de se replacer dans les contextes passés et présents et ne raisonner que sur du concret, vérifiable et établi.
En pointe de toutes ces discussions nous retrouvons une foule de témoignages !
Il est important de redire que le vécu de chacune est capital.
Effectivement, ce que se dit ainsi est aussi utile à toutes et à tous.
Néanmoins, bien qu’il y ait une recrudescence, ce n’est pas nouveau, car si on lit un peu les écrits sur papier et sur la toile, on peut constater que les témoignages sont légion depuis des années.
Ca s‘appelle simplement la mémoire collective et si on regarde bien autour de toi, on constatera qu’il y a de nombreux vécus similaires ou diamétralement opposés.
La difficulté en soi, n’est pas de rechercher les particularismes mais les interconnections qui nous relient toutes entre nous.
D’abord il faut replacer les choses dans leur vrai contexte, plus ancien dans le temps qui nous renvoie à quelques années en arrière, où, c’était encore plus difficile qu’au jour d’aujourd’hui !
Depuis peu, il se fait des parcours en off, c’est à dire avec des prestataires choisis, dont l’équipe a signé le certificat d’OP de la demandeuse, ce qui veut dire obligatoirement qu’il a été avalisé au moins par trois médecins, ce sont les conditions que pose la sécu :
Le psy responsable de l’équipe, off, ça ne change rien avec on, l’endocrinologue qui atteste de la bonne réponse psycho biologique à ton traitement hormonal, et le chirurgien qui assure que l’opération est techniquement réalisable sans faire risquer sa vie. La personne a fait un parcours pathologique sous couvert médical, avec des gens de son choix, ce qui aurait tendance à se vulgariser !
Je regrette mais que ça plaise où non, l’aspect pathologique reste malgré tout, c’est une évidence sans quoi cette personne n’aurait pas eu les autorisations, les traitements préparatoires et bien évidemment la prise en charge à 100% par la Sécurité Sociale avec des gens qui ont pris leur responsabilité.
Avant, cette Trans. s’était fait prescrire des hormones par son médecin traitant sous différentes formes de prescriptions qui du point de vue de la déontologie médicale sont illégales.
Ce médecin n’a pas pris trop de risques en les attribuant à sa femme mais un contrôle un peu fin aurait pu le mettre en difficulté :
J’ai personnellement posé la question à des médecins et à un représentant de l’Ordre des Médecin dans ma région qui m’a dit en réalité que : « Prescrire une prise d’hormones à contrario de la biologie du genre de l’individu consiste à lui administrer une substance déclarée légalement nuisible dans la mesure ou elle touche à l’intégrité biologique et psychique de l’individu ! »
Ce qui revient à dire qu’il tombe sous le coup du code pénal par
L’Article 222-15
L’administration de substances nuisibles ayant porté atteinte à l’intégrité physique ou psychique d’autrui est punie des peines mentionnées aux articles 222-7 à 222-14 suivant ...
Je ne pense pas qu’à l’heure actuelle avec l’augmentation inconsidérée de la Sécurité Sociale sur l’ensemble des praticiens, on puisse trouver des médecin référents prêts à prendre tous les risques pour leurs patients à moins d’une bonne ou vieille entente patient praticien. ou d’une amitié datant des banc de l’école primaire comme pour mon ami
Je ne dis pas qu’il n’en existe pas, de fait il y en a, mais ils sont en infraction et risquent désormais, beaucoup plus qu’avant des ennuis professionnels à tous moments.
Nous avons pu constater que les parcours off n’étaient pas aussi simples que ça puisque une de nos amies a du changer trois fois d’équipe pour parvenir à son résultat d’aujourd’hui ! Conséquences d’une époque qui sans être révolue a fait évoluer les Standard de soins !
Là encore je suis allé à la recherche de la réalité du terrain, et j’ai interrogé des personnes, je pense compétentes qui se sont appuyées sur des textes précis pour me répondre :
La plupart de ces textes sont accessibles sur le site du CTE que je mets à jour à la rubrique juridique au fur et à mesure. Ils émanaient jusqu’à ces derniers temps de recommandations fixées par l’Ordre de Médecins puisqu’il n’y avait jusqu’alors aucune réglementation cadre définissant le statut du patient transsexuel, mis au même rang des ALD avec les schizophrénies et autres.
Je ne désire pas porter de jugement sur le nouveau décret de sécurité sociale (2004) émanant bien évidemment d’une suite logique d’une modification de différents codes (notamment de lois européennes) dont le code général de santé publique relatif à l’amélioration des soins dans le cadre européen...auquel la France est obligée de se plier par les traité de Rome Maastricht et autres.
De fait aujourd’hui, à l’étude par la Has et la Cnam, nous entrons dans un nouveau système qui fait que ces soins sont juridiquement encadrés et non plus recommandés par l’Ordre des Médecins.
Il est à noter que ceci expliquait les disparités sur l’ensemble de l’hexagone et que ce flou ait fait le lit de propos outrageux comme ceux de Chiland ou irrespectueux de l’intelligence des trans. comme Gaillarda.
Par conséquent les équipes dite off acquièrent autant de droits que les équipes on dans la mesure où elles sont constituées par une équipe disposant de trois médecin : psy, endocrino, chirurgien. (Ca se gâte le plus souvent avec le chirurgien vu la pauvreté opératoire compétente dans notre pays et les réserves d’OP à l’étranger par la sécu !)
Ensuite, je n’interprète pas mais je constate que le transsexualisme bénéficie désormais d’une ALD propre en ayant été retiré du champs des pathologies de type schizo et délirantes ! Désormais on parle de trouble précoces de l’identité !
Je ne connais pas le code qui lui a été attribué et j’avoue ne pas l’avoir trouvé : Si quelqu’un dispose de cette info, je suis preneuse.
J’essaye donc de ne pas porter une vision personnelle partisane sur des faits mais je les constate comme tout un chacun en essayant objectivement de les relater dans leur réalité.
JE NE DIS PAS QUE C’EST LA PANACEE DE TOUT !
Je dis qu’en l’état actuel des choses LA REGLEMENTATION NE NOUS DONNE PAS LE POUVOIR DE CONTESTER UN DECRET DEJA PARU AU JOURNAL OFFICIEL, MAIS QUE LES DISCUSSIONS QUI ONT LIEU SUR LES MESURES QUI NOUS SERONT DESORMAIS APPLIQUEES NOUS CONCERNENT DIRECTEMENT
ET QUE LES GENS SENSES QUI ONT COMPRIS CA DOIVENT SE MOBILISER POUR FAIRE VALOIR NOS IDEES D’AMELIORATIONS DE CE QUI EST EN TRAIN D’ETRE ETABLI POUR L’AVENIR .
JE NE SUIS PAS POUR LA PATHOLOGISATION !
ELLE EXISTE ? C’EST UNE EVIDENCE DONT JE TIENS COMPTE, C’EST TOUT !
CE QUI SE PASSE CHEZ NOUS...
Nous place face à des choix personnels ou collectifs qui sont ceux de suivre ou pas les standards qui nous sont proposés.
Je ne vous cache pas que comme tout le monde, je nourris des idéaux de liberté, de fraternité et d’égalité selon mes principes personnels et républicains que je reconnais pour moi comme pour les membres d’une société qui les admet.
Je n’ai jamais été plus royaliste que le roi et j’admets que mon esprit gaulois m’a quelquefois fait m’arranger à mon avantages d’interprétations personnelles de la réglementation en général.
Que celui ou celle qui n’a jamais fait cela me jette la première pierre !
Quoi qu’il en soit, parce que je suis citoyen(ne) de ce pays, j’ai du, plus ou moins librement me conformer au règles en vigueur, en renâclant quelquefois parce qu’elles ne me convenaient pas totalement.
C’est le cas, dans les Standards de soins pour le transsexualisme en reconnaissant toutefois qu’à tout prendre, il vaut mieux ceci que le RIEN de ma jeunesse.
Ma militance me porte vers une notion simple qui est de dire que si je ne peux pas tout changer, au moins participer à une amélioration de ce qui existe, dans une contestation responsable et honnête.
Nous avons, chacun, chacune une imagerie personnelle de notre état comme des aboutissements que nous entendons lui donner (OP ou Pas) et une conscience propre du cheminement que nous sommes intellectuellement en droit d’attendre.
Qui n’a pas rêvé dire : « Je suis Trans. », se transformer du jour au lendemain par tous les moyens accessibles, y compris aller à Tombouctou se faire faire des incantations par toutes sortes de devins, du bien comme du vaudou !
Faut mettre les pieds sur terre, même les fées n’existent pas ! Michèle est transsexuelle ! Tu es Transsexuelle !
Elle est Française ! Tu es Française du moins tu l’admets !
Et elle se prend, tu te prends, du moins je le pense pour une citoyenne lambda qui essaye tant bien que mal de respecter le fonctionnement global de son pays.
Précisons quand même que nous ne sommes pas dans une nation dictatoriale ou on n’incarcère pas tous les opposants intellectuels.
Par contre ce que je trouve en face de moi de légal, me dérange dans mes volontés de cheminement parce que la législation me fixe des contraintes.
A ce stade je ne juge pas si elles sont bonnes ou mauvaises, elles existent, c’est tout !
On est obligés de constater :
MON (Notre) IDENTITE NE M’APPARTIENT PAS :
L’article 57 du Code Civil dispose : Loi nº 2002/304 du 4/3/2002 art. 1 en vigueur le 01/09/2003
L’acte de naissance énoncera le jour, l’heure et le lieu de la naissance, le sexe de l’enfant, le nom de famille, suivi le cas échéant de la mention de la déclaration conjointe de ses parents quant au choix effectué, et les prénoms qui lui seront donnés, les prénoms, noms, âges, professions et domiciles des père et mère et, s’il y a lieu, ceux du déclarant.
(Une précision importante la détermination du sexe de l’enfant se fait toujours par observation des organes génitaux extérieurs.)
..... Par ailleurs, le titulaire d’un état (d’un sexe) ne peut à son seul gré le modifier. C’est le principe de l’indisponibilité de l’état des personnes.
Enfin, en raison de l’imprescriptibilité de ce même état, l’apparence ne suffit pas à conférer la possession. (Ce n’est pas parce que l’on a l’air d’être un homme ou une femme que l’on est cet homme ou cette femme).
LA JOUISSANCE PERSONNELLE DE MON (notre) CORPS NE M’APPARTIEN PAS, NON PLUS !
Article 16-3 (Loi nº 94-653 du 29 juillet 1994 art. 1 I, II, art. 3 Journal Officiel du 30 juillet 1994)
(Loi nº 99-641 du 27 juillet 1999 art. 70 Journal Officiel du 28 juillet 1999 en vigueur le 1er janvier 2000)
(Loi nº 2004-800 du 6 août 2004 art. 9 a Journal Officiel du 7 août 2004)
Il ne peut être porté atteinte à l’intégrité du corps humain qu’en cas de nécessité médicale pour la personne ou à titre exceptionnel dans l’intérêt thérapeutique d’autrui.
A ce stade, ou bien je décide d’être un ou une citoyenne qui accepte les réglementations en vigueur et je me conforme à ce qui se fait sur le moment, ou bien je m’expatrie vers une destination où les parcours me conviennent mieux, ou bien je fais tonner du colt pour me positionner hors la loi et j’abats les copines qui acceptent cette règle du jeu pour justifier ma position personnelle. C’est le schéma déplorable de la discussion actuelle !
Moi, Michèle, sans être une citoyenne modèle disons que j’accepte en gardant mes opinions. Je continue donc :
LES PRATICIENS SONT STRICTEMENT ENCADRES POUR TOUS LEURS ACTES.
Il semblerait que le Code Pénal soit assez explicite en la matière, ceci dit à partir de la réglementation civile citée en référence plus haut :
Article 222-9 (Ordonnance nº 2000-916 du 19 septembre 2000 art. 3 Journal Officiel du 22 septembre 2000 en vigueur le 1er janvier 2002)
Les violences ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente sont punies de dix ans d’emprisonnement et de 150000 euros d’amende.....(Il y a d’autre conséquences professionnelles aussi !)
En effet, ils (les praticiens, je ne parle même pas de psychiatres) devaient jusqu’alors se référer au code de déontologie fixé par l’Ordre des médecins, mesure qui tombent désormais sous la caducité engendrée par le décret de 2004.
L’art. 40 du Code de Déontologie dispose : "Le médecin doit s’interdire dans les investigations et interventions qu’il pratique comme dans les thérapeutiques qu’il prescrit, de faire courir au patient un risque injustifié".
L’art. 41 "Aucune intervention ne peut être pratiquée sans motif médical très sérieux et sauf, urgence ou impossibilité, sans information de l’intéressé et sans son consentement".
Toute prescription endocrinienne, toute chirurgie radicale sans diagnostic certain, peuvent mettre en cause la responsabilité disciplinaire et être sanctionnées.
JE NE DEFENDS ICI AUCUN PRATICIEN NI AUCUNE PRATIQUE ON OU OFF, JE RAPPORTE SIMPLEMENT UNE REALITE
QUI VA ETRE REMPLACEE PAR LES NOUVEAUX STANDARDS DE SOINS ISSUS CETTE FOIS D’UNE REGLEMENTATION.
Alors évaluons ensembles ce que dit ce fameux décret :
La réglementation détaille les CRITÈRES MEDICAUX UTILISÉS POUR LA DÉFINITION DES AFFECTIONS DE LONGUE DURÉE « MALADIE D’ALZHEIMER ET AUTRES DÉMENCES » ET « AFFECTIONS PSYCHIATRIQUES DE LONGUE DURÉE »
Elle dit en substance :
« Trois ordres de critères médicaux doivent être réunis pour ouvrir droit à la limitation ou à la suppression de la participation de l’assuré : le diagnostic de l’affection, son ancienneté et ses conséquences fonctionnelles.
Sous la rubrique « Les troubles névrotiques sévères et les troubles graves de la personnalité et du comportement » , il convient de faire entrer des perturbations qui, d’un point de vue nosographique, ont été individualisées sous des terminologies diverses.
De vous à moi, cette terminologie me révulse !
Définit le transsexualisme comme un - troubles précoces de l’identité de genre ; »
Je ne suis pas une vindicative, je déglutis, mal, il faut bien le dire, en me consolant un peu de ne plus appartenir à la nosographie des schizophrénies et autres cingleries ! Néanmoins ça ne résout pas mon problème parce que je ne me considère pas malade et remet au goût du jour la question d’Anne Gaëlle :
« Comment bénéficier d’une assistance de soins par la Sécurité Sociale, si aucune pathologie justifiable ne vient étayer une prise en charge conforme à une réglementation sur laquelle s’appuient à la fois les praticiens et la sécu. »
Plutôt prédisposée au dialogue je me positionnerais plus facilement vers une reformulation de « l’aléas psychologique » que je vis pour lequel j’attends un solutionnement thérapeutique, puisque qu’en date d’aujourd’hui, en l’état actuel de la science, il n’en existe pas d’autre.
En continuant plus loin, la recommandation qui est faite au praticien est de tenir compte de :
-« parmi les manifestations anxieuses, retenir : la souffrance du sujet, l’impossibilité de faire des projets, la restriction marquée des intérêts, l’anticipation systématiquement péjorative de l’avenir. »
Qui ne se reconnaît pas dans cette énumération de réactions personnelles par rapport à nos ressentis ?
Moi, je dois avouer que je les ai quasiment tous vécus tout au long de ma vie avec des réponses plus ou moins adaptées, dignes le plus souvent de la résignation du renard de la fable.
Mais mon cas personnel n’est pas une généralité.
Je ne suis que Michèle avec mes faiblesse, pas une surdouée Trans. capable de survoler la situation sans y laisser des plumes.
En toute simplicité je ne pense pas qu’il existe beaucoup de gens ayant une force de caractère suffisante pour survoler cette condition sans dégâts personnels, à moins de ne pas pouvoir mesurer l’inhumanité d’un tel état d’être...propos qui n’engage que moi.
PAR CONTRE, JE ME DEFENDS DE DICTER QUOI QUE CE SOIT, A QUI QUE CE SOIT, DANS LE RESPECT DES CONSEQUENCES QUE MES AFFIRMATIONS PEUVENT AVOIR SUR LA VIE DES GENS QUI ME LISENT ! Je mesure en outre que les réactions individuelles peuvent être diamétralement différentes d’une personnalité à l’autre.
Je n’ai jamais dit qu’il fallait se situer dans la situation de moutons et brebis de Panurge, en empruntant en file indienne la voie de droite d’une route menant droit à un viaduc inachevé sur un vide mortel !
Mais il ne faut pas non plus raconter des mensonges aux gens en apologisant l’irréalisable autant techniquement que juridiquement.
Il est archi faux de prétendre qu’on peut se lever un matin, décider à brûle pourpoint qu’on est trans. et faire l’intégralité d’un parcours pris en charge par la sécu sans rien devoir à personne seulement par l’intermédiaire de complaisances. Le flou précédent laissait quelques ouvertures, pas autant qu’on veut bien le dire mais ce schéma va vite appartenir à un certain passé.
Ce n’est pas moi qui l’invente, c’est ce qui se construit aujourd’hui !
Qui que nous soyons à quel que niveau que ce soit d’engagement, nous n’avons pas le droit de mentir aux gens !!!!
L’intérêt de la nouvelle position officielle de l’Etat, c’est que nous nous trouvons désormais devant quelque chose d’officiellement écrit et non pas un intangible fait de diverses interprétations comme jusqu’alors. Toutes les réglementations encadrent les pratiques dans ce que la loi peut avoir de plus impersonnel !
Mais !
Ca permet aussi aux groupes et associations de prendre des positions claires autant par des refus que des acceptations dans la mesure où les propos sont responsablement affirmés, proposer à une coordination d’en faire la synthèse (la coordination Existans est déjà opérationnelle pourquoi pas collectivement lui déléguer cette LOURDE charge et participer à ses travaux).
A ce propos, le Collectif Transidentitaire Européen se place dans une contestation positive dont trois points essentiels se distinguent particulièrement..
La demande sans ambiguïté de reformulation de la condition Trans. qui sorte de l’invalidation sociale dans laquelle nous plongeait la précédente. Une simple question de respect pour les individus responsables que nous sommes.
La requête d’une révision des durées de parcours pour une meilleure adaptation des procédures aux contraintes du monde hyperactif d’aujourd’hui, tenant compte de l’emploi et des situations sociales.
Un appel solennel à l’interdiction définitive de pratiques inacceptables qui consistaient à éprouver l’engagement personnel des Trans. en demande jusque dans les derniers retranchements psychologiques pour éprouver la véracité de son attente.
Cela s’appelle de la maltraitance, ce sont des pratiques qui ont encore lieu à certains endroits qui doivent être définitivement exclues de tous standards de soins.
Ceci est une liste non exhaustive que chacun chacune peut et devrait compléter en apportant son obole collective ou personnelle à la construction d’un nouveau statut du (de la) patient(e) transsexuel(le)
Je conclu sur une phrase d’Irulan que je viens de lire :
« - il faut se battre politiquement et ensemble pour obtenir la déclassification de la transidentité de la liste des affections psyK (la classification actuelle est nocive) : se battre, c’est faire du lobby public (pas en catimini et de manière allusive...), au besoin par des actions de violence symbolique pour faire avancer les attitudes. »
Permets moi, s’il te plait, dans l’expression de ma sensibilité, de remplacer le terme de violence par celui de détermination avec une large invite au dialogue pour tous les protagoniste du transsexualisme !!!!!!
Michèle.




