La question qui tue. Michèle recadre....
1er février 2006 Le Collectif
Note de l’administratrice, rédactrice : Michèle recadre son "Je ne suis pas malade !" en le replaçant dans le contexte réactif de la discussion...mais elle n’est toujours pas malade....Bof ! Espérons-le.
Bibliographie : Le forum des F-B
Ouf !
A huit heures trente du matin, j’ai encore le cerveau embrumé d’une longue nuit réparatrice et la masse d’infos argumentées qui me sont tombées sur la tête, ce matin, pour un consistant petit déjeuner intellectuel, m’assomme, un peu !
Repue, la Michèle !
En me coulant langoureusement sous la couette, il y a quelques huit heures de temps, j’étais sur le plaisir non dissimulé d’une intervention Salagouine, sachant qu’elles sont rares, précieuses, doctes, sincères et amicales !
Je m’endormis donc sur un rêve d’avenir plus serein, puisque enfin, sur l’ensemble de cette dernière semaine, des 48 heures écoulées en particulier, des problèmes de fond majeurs avaient pu être abordés dans le dialogue et la sérénité !
Le CTE exercerait-il déjà sa magie avant même que de naître officiellement, ou serait-il l’émanation d’une volonté partagée de mettre enfin un pied devant l’autre...qui, comme chacun le sait est la meilleure façon de marcher.
Même Nako, pour l’instant ! ...en reste pantois !
Juste une précision sur mon « Je ne suis pas malade ! »
D’abord sous entendu, merci de la précision, « mental ».
Bien qu’assez proche de ce que je ressens réellement, c’était un essai pour me propulser vers une nouvelle méandre de mon temps, de mon être de ma culture et de mes convictions adaptable peut-être a de futurs raisonnements justifiant la dépathologisation.
Mais non !
J’ai les deux pieds sur terre et je dis déjà depuis des années (dans l’Homme de Verre, notamment, il y a 10 ans) que je tends physiquement vers la femme que j’ai toujours voulu être, en précisant que je serais imparfaite à jamais, au moins pour des causes biologiques !
Comme je l’ai dit aussi je respecte la courageuse combativité du garçon dans lequel je suis née, ce qui m’oblige à admettre que je suis Trans. pour toujours.
Et ça ne me dérange pas, parce que ce ne sont que des mots et que tous les gargarismes intellectuels que je me suis prescrits viennent en sus de ma réalité féminine.
Mon âme est femme, mon corps et ma physiologie sont garçon !
A partir du célèbre :"Je pense donc je suis", j’échafaude la théorie que je ne suis que selon ma pensée....qui est féminine ! Reste à phylosopher là dessus car ce raisonnement est pris en compte par nos psys !
Je n’entrerais certainement pas dans tous ces raisonnements fumeux, si des obligations administratives, techniques, médicales (un peu beaucoup spirituelles aussi) ne m’avait pas placée face à des sommets d’incompréhension incontournables qui m’ont âprement compliqué la vie !
Ahhh ! Si les Hommes étaient un peu moins intellos (J’ai mis une majuscule pour ne pas confondre humanité et sujet mâle et fier de l’être.)
Admettons en effet que malgré les points communs qui nous rassemblent, nous ayons toutes notre individualité ; Ce que je connais bien puisque je bosse principalement là-dessus dans mon métier d’éduca(trice) sporti(ve)
En simplifié :
T’as une problématique MTF ! Dac. Tu l’identifies et nous la reconnaissons (par qui ?) en faisant abstraction des pathologies qui pourraient l’induire ! Nous, (qui ?) te reconnaissons saine d’esprit donc socialement intégrable selon une nosographie non réductrice. (laquelle ?)
Tu souffres de ce quelque chose et comme on ne peut à défaut de connaissances rien faire d’autre, nous (qui ?) te soignons afin que le poids de ton vécu ne te rendes pas malade mentale des conséquences de ce que tu ne peux accomplir......
On ! (la société !) est humaine avec toi pour que tu t’épanouisses au mieux comme madame tout le monde !
Voilà l’interprétation de Michèle !
Plutôt que de remplir des pages et des pages d’appels de détresse pathétiques, je préfèrerais mieux écrire des romans d’amour, du don de la femme que je suis à d’autres êtres vivants....
Heureusement je suis devenue sage et surtout fidèle !
Je n’écrirai pas que « Je re-fréquenterais bien les hommes un peu bizarres, aussi légers que la cendre de leur cigare... », de ma jeunesse, seulement femme parmi toutes les femmes !
Est-ce bien raisonnable à mon âge ?
Par correction, je le ferais dire à d’autres !
Michèle




