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Les questions existentialistes que tous les transidentitaires se posent ! Des discussions ! Des tentatives de réponses.

La question qui tue. Anne-gaëlle(Le Retour !)

31 janvier 2006 Le Collectif


Note des administratrices : Le retour du Jédï, alias l’archange A-G ! Comment enfoncer le clou !

En fait j’essaie d’être "sur le pont" dès 8h, mais comme je travaille seule a mon propre compte (j’essaie d’éditer des livres techniques) je n’arrive pas à me lever alors que jadis je bondissais du lit ! Je crois que c’est le manque de testostérone et l’augmentation de la sensualité a se sentir bien douce au chaud sous sa couette !

Tes remarques sur l’utilisation de la réglementation sont pleines de bon sens. Cependant, certaines trans fondamentalistes avancent que c’est une injure qui est faite à notre dignité de nous classer comme malades mentales (noble pensée). Pour elles, la dysphorie de genre est un phénomène aussi naturel que la couleur des cheveux, et ne peut être "diagnostiquée" (quoi que ce ne soit pas une maladie) que par la personne elle-même (autodiagnostic) et surtout pas par un psychiâtre. (Administratrice : vous pouvez revenir à l’article précedent pour entrer dans le détail.

Dès lors, pour elles, la démarche de réassignation de sexe relève de la pure liberté individuelle et la personne qui fait celà n’a de compte à rendre à quiconque.

Elles font la comparaison avec les homosexuels qui ne sont plus considérés comme malade et sont libres de leurs préférences sexuelles. Sauf que les homosexuels ne demandent pas à ce qu’on les change de préférence sexuelle mais simplement qu’on les laisse tranquilles. Nous, nous demandons des opérations et des changements de papiers d’identité.

Mais les trans fondamentalistes disent alors que il vaut mieux encore perdre la prise en charge de la sécurité sociale plutôt que de s’abaisser se considérer comme des malades. Mais les personnes qui disent cela sont dans deux cas : soit elles n’ont pas l’intention de se faire opérer (et donc peuvent supoorter seules le cout des hormones) soit elles ont les moyens d’aller se faire opérer à leur frais à Bangkok ! Je trouve donc leur discours malhonnête et dangeureux vis à vis des trans que leur condition oblige à respecter le parcours officiel.

C’est à ces trans que je pense en reposant la question : qu’est ce qu’on pourrait bien imaginer qui nous déclasserait des maladies mentales (personne ne peut être contre) tout en nous permettant d’être prises en charge pour nos opérations ? Bisous

Anne-Gaëlle