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Les questions existentialistes que tous les transidentitaires se posent ! Des discussions ! Des tentatives de réponses.

La Question qui tue. Melle Sabrina

31 janvier 2006 Le Collectif


Note des administratrice : Sabrina, travestie peut-être par amour ! Ne pas être pour ne pas faire souffrir ! Les mots de Sabrina sont caresse et profonde amitié !

Alors, voilà la QUESTION QUI TUE : Bibliographie Le forum des F-B

" Comment allons nous faire, nous, les trans françaises, pour que l’on ne nous qualifie plus de malades (et encore moins de malades mentales), mais que l’on continue à nous payer nos opérations de réassignation de sexe ?"

Il n’y a pas UNE question mais DEUX

1) Comment allons nous faire, nous, les trans françaises, pour que l’on ne nous qualifie plus de malades (et encore moins de malades mentales)

Ne serait ce pas le regard des autres, le jugement des autres qui nous rend "malade" ? Dans ce cas les nains ... les géants, les gros ... les anorexiques, bref tous ceux qui ne correspondent pas à une "normalité", sont également "mis à part".

80 piges (en moyenne), notre espérence de vie ! C’est court, voire inexistant par rapport au temps universel.

Alors, qui a le droit de nous juger comme avons nous le droit de juger un gros, un maigre un grand ou un petit !

2) mais que l’on continue à nous payer nos opérations de réassignation de sexe

"Aides toi, le Ciel t’aidera". La vie ne nous enseigne t-elle pas que l’on ne peut compter que sur nous même ?

Evidemment l’existence de groupe comme "Les Fabulous Gonzesses" doivent exister car l’aide morale est primordiale dans tous les cas.

Ne croyez pas que je sois pessimiste et que je baisse les bras de suite. Mais j’ai un plus, c’est qu’au moins je ne suis jamais déçue des réactions, des réponses de mon entourage.

Bien que je ne sois jamais arrivée à vivre pleinement ma vie comme je le désirerais, cela ne m’empêche pas d’exister, d’aider, d’écouter et de tendre la main à des personnes en mal d’esitence.

De par mon choix, j’ai renoncé de vivre pleinement ma vie comme dans mes rêves les plus profonds, d’être la Sabrina qui est au fond de moi. Bien sûr, elle existe, j’existe. Pour être cette femme qui à toujours été moi, combien de personnes dois-je faire souffrir autour de moi ?

Je vis (mal mais tout est supportable quand on est vivante) ma vie physique au jour le jour et ma vie de femme quand j’en ai l’occasion. Evidemment, ce n’est pas le "Panaché" comme dis un garçon que je connais très bien.

En conclusion, sachez que je vous soutiens et que je ferai tout mon possible dans la mesure de mes moyens pour être avec vous et vous aider.

Sabrina, seulement travesti, mais depuis mes plus lointains souvenirs.