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Les questions existentialistes que tous les transidentitaires se posent ! Des discussions ! Des tentatives de réponses.

La Question qui tue Anne-Gaëlle, troisième volet !

31 janvier 2006 Le Collectif


Note des administratrices : D’accord ou pas avec le fond, la forme ne peut qu’interpeller....Appeler à réflexion ! Oui ! La "Galoute" ! On avance !

Bibliographie le Forum des F-B.

"..T’en dis quoi de ça ? (Michèle)"

D’abord j’en dis que, enfin, maintenant que certaines trans hystériques n’osent plus intervenir là où je suis (c’est pourquoi j’ai parlé de "question qui (les) tue"), on peut commencer à refléchir et dialoguer sereinement comme tu le fais. Ca ne m’étonne pas de toi.

Ensuite je dis que je trouve enfin un début de piste de reflexion sur la question posée.

A travers ce que tu dis il apparait 2 choses :

-  Le bec de lièvre et le défiguré ne sont pas malades, mais ils sont victimes d’une malformation ou d’une déformation qu’il faut réparer pour les mettre dans un état "normal". On est donc bien obligé d’admettre que la dysphorie de genre est pour le moins une malformation psychique ou bien la conséquence d’un accident génétique, hormonal et/ou psychique qui a défiguré le psychisme. Donc nous rentrons bien dans la nosographie médicale (= la classification des maladies) et ce n’est pas par caprice ou "bon plaisir" que nous entamons le parcours ;

-  Pour le bec de lièvre ou le défiguré, le diagnostic est évident.

En revanche, le diagnostic de transexualité (et pas de simple travestisme) est beaucoup plus complexe, et il ne suffit pas qu’une personne ressente le besoin et/ou le plaisir de se mettre en femme pour qu’elle puisse être sûre qu’elle va bien faire en changeant l’apparence de son sexe génital (opération pas anodine). Comme tu le dis, il faut donc des tests et qui peut opérer ces tests sinon de psy ? Notre problème n’est pas de devoir passer par des psys, il est qu’il y a peu de psys formés, expérimentés et objectifs sur la question trans. C’est pourquoi je pense que la revendication de "dépsychiatrisation" est absurde, non crédible et dangeureuse, en revanche nous devons demander une "meilleure psychiatisation", par des gens mieux formés.

Une idée personelle : les instances médicales ou de sécurité sociale pourraient lancer un appel à volontariat auprès des psys pour que ceux intéréssés à s’occuper des trans puissent recevoir une formation complémentaire et être "labellisés". Je sais, les passionarias vont dire que notre vilaine société va faire exprès de labelliser des psy transphobes.

Il faut effectivement poursuivre la reflexion pous voir comment éviter ce danger.

En résumé, nous sommes bien d’accord que la dysphorie de genre ne peut être laissée au simple autodiagnostic et qu’il ne s’agit pas d’un phénomène normal. Nous avançons.

Bien amicalement,

Anne-Gaëlle