La Légende de TIRESIAS
20 février 2006 Michèle
De la mythologie à nos jours, cette légende appelle à s’interroger sur ses attentes sexuelles.
J’ai déposé ce sujet sur plusieurs forums pour enfin parler un peu de choses qui ne fachent pas. Je demanderai aux intéressées l’autorisation de publier leurs réponses. En attendant ce sujet est ouvert à réponse directe. Michèle
Amies.
Suite à un entretien personnel que j’ai eu ce samedi avec l’une de mes psychologues, à sa demande, j’ai plongé dans la légende de Tirésias.
En effet, j’avais avancé la notion de différence fondamentale entre le plaisir masculin et le plaisir féminin expliquant par-là même les enjeux sexuels et de comportement entre les deux sexes, expliquant selon moi la richesse du plaisir féminin par rapport à la pauvreté du masculin.
Justifiant ainsi de la demande sans cesse renouvelée de l’homme à la pratique de l’amour ! Je vous propose de vous arrêter avec moi sur cette légende dont j’ai le sentiment qu’elle est à la clé de nos attentes sexuelles de Transsexuelles :
La légende de Tirésias.
Devin grec qui apparaît dans toutes les séquences mythologiques relatives à la ville de Thèbes. C’est lui qui conseille de donner le trône à celui qui libérera la ville du Sphinx. Ses révélations permettront plus tard à Œdipe de découvrir le secret de sa naissance. Tirésias est aveugle mais voit l’avenir. Selon la version la plus répandue du mythe, cette tare et ce don sont le résultat d’une querelle entre Héra et Zeus : Un jour Tirésias aurait vu deux serpents en train de s’accoupler et les aurait séparés ( on dit aussi qu’il aurait tué la femelle) ; il est immédiatement transformé en femme ; sept ans plus tard il est le témoin de la même scène ; il sépare de nouveau le couple ( dans la variante c’est le mâle qu’il tue) ; il est retransformé en homme.. Etant le seul individu à avoir fait l’expérience des deux sexes dans leur différence il est choisi pour trancher la querelle qui oppose le couple divin : Héra prétend que dans l’acte amoureux c’est l’homme qui éprouve le plus grand plaisir. Zeus soutient le contraire !
Et Tirésias confirme : la femme selon lui tirerait les 9/10ième de la jouissance totale de l’union.
Héra, furieuse, prive Tirésias de la vue mais Zeus lui offre en compensation le don de prophétie et le privilège de vivre durant sept générations.
Bien sur, j’ai été un garçon et j’admets avoir fait l’amour avec des filles quand j’étais plus jeune. Mon mariage et mes enfants le confirment !
J’ai souvent exprimé avoir subi un malaise fous après chaque acte que j’ai pu réaliser physiquement ressentant l’injustice de position dans laquelle je me trouvais !
A deux titres :
D’abord, femme dans mon âme, je ne me sentais pas à ma place dans mon rôle de mâle dominant, souvent brisée par une lourde volonté d’être à la place de la belle que j’étreignais. Je n’étais pas un homme mais une femme ! Quoi de plus naturel en somme !
Ensuite pour avoir expérimenté de me donner à un homme en tant que femme, hélas par des moyens détournés, j’ai été en mesure de me rendre compte de l’immense richesse du plaisir féminin dans la longévité et l’intensité.
Alors que le plaisir d’un homme, ne se résume qu’à une toute petite poignée de secondes, entourant l’éjaculation ! Et de la façon la plus frustrante qui soit, mourir en elle, sans pourvoir se vivre soi !
J’ai envie de partager cette réflexion avec vous, mes sœurs de cœur et d’esprit.
Avez vous ressenti cela aussi ? Quelles conséquences en avez-vous tiré ? Est-ce que cela compte dans les facteurs de votre demande de conversions ?
Ce n’est pas de la curiosité mal placée mais je pense un sujet doux et délicat important pour nous que je voudrais publier dans le cadre d’une enquête de fond sur nos fonctionnements intimes.
S’il vous plait, n’entrons pas dans la grossièreté, les choses de l’amour peuvent joliment être dites !




