La Grande Aventure.
24 février 2006 Michèle
La Grande Aventure !
Citation :
« L’avantage avec le parcours non-off, c’est que vous choisissez vous même les personnes qui vous encadrent ; vous vous sentez ainsi plus en confiance.
De plus, on ne décide pas pour vous si vous êtes trans.
Quand votre psy vous aura évalué(e), (et ça ne prend pas 10 ans ni même 2 ans), vous obtiendrez l’ALD.
Attention ! Ca n’est pas automatique. »
En préalable, je précise que je ne parle pas de gens qui font un parcours off dans l’honnêteté des objectifs, des choix de praticiens et de traitements.
Mais je lis régulièrement des conseils d’une totale irresponsabilité :
Afin de fuir, l’aspect encadré des équipes dites officielles, on vous propose un parcours off, de tous les dangers !
Le premier, le plus simple et évident, consiste à choisir subtilement des gens, non formés dans cette spécialisation auxquels, ON (la personne en parcours) peut imposer la véracité personnelle de son transsexualisme (la sienne, issue d’une conviction profonde dont on ne connaît pas les fondements), en tapant de temps en temps, quelque peu du poing sur la table.
C’est une forme d’auto diagnostic masqué qui revêt en soi toutes sortes de perversités
à commencer par une insécurité évidente par rapport aux causes originelles du Transsexualisme ; la schizophrénie qui induit cette notion est une menace vitale pour la personne qui ne trouvera jamais les équilibres recherchés qui devient donc dangereuse pour elle-même.
Je m’empresse de dire que tout le monde n’est pas schizophrène ou délirant, fort heureusement et on voit des parcours réussis dans cette formule . Mais, il y en a tout de même !
Ce qui pose, bien entendu, la question de protéger les gens contre eux-mêmes par une réglementation restrictive qui touche aux libertés individuelles donc au droits mêmes de la personne. Nous en avons un exemple concret avec les limitations de vitesse !
Ensuite, pour faire bonne mesure, toujours le même ON, va aller voir plusieurs endocrinos pour choisir celui qui permettra de prendre les produits qu’ON veut suivant souvent des croyances fausses du genre : Cette hormone est moins dangereuse que celle là !
Il faut savoir que c’est archi faux : Il n’existe aucun produit médical actif qui ne soit dangereux, ne serait ce que par interaction avec d’autres médicaments. Je ne reviens pas sur le principe de fonctionnement des hormones, nous l’avons longuement expliqué, mais je rappelle simplement que ces produits sont actifs jusque dans les endroits les plus reculés du corps par des effets d’annonce réponse en chaîne et en boucle.
C’est de l’auto médication à peine voilée qui a l’avantage du remboursement sécu !
Le plus gros danger de tout ça, c’est que ce système élude complètement la mise à niveau de l’organisme et du mental pour arriver sans brutalité à l’OP !
Avec des finastérides, quelle que soient leur présentation, le taux de testostérone reste sensiblement au niveau garçon qui induit un choc hormonal d’une violence inouïe lors de la castration qui atteint tous les aspects biologiques de l’organisme.
Rien d’étonnant donc que l’on voit apparaître des gens asociaux d’une violence verbale notamment dépassant toutes les moindre coutumes de bienséance.
Les phobies psychophobes de pathologisations volontaires répétitives en sont un aspect.
Pour finir, le ON en question va ce se faire opérer où bon lui semble.
Je ne serai pas virulente du tout sur l’aspect qualitatif des op à l’étranger, il semblerait bien que la qualité des soins dispensés ne puissent être mis en cause quand trop d’exemples nous en montrent la dangerosité dans notre pays.
Il y a de nouveaux espoirs indéniables, je ne reviens pas dessus, ce n’est pas le thème de mon propos mais il est malsain de ne pas accorder une chance légitime aux gens qui veulent bien faire..
Et l’égalité des chances, on en fait quoi ? Ca devient une histoire de sous, un point c’est tout.
Si une personne dispose des 6000 € nécessaires pour aller en Thaïlande, avec évidemment quelques faux frais supplémentaires tout va bien !
10% ? 20% ? Que l’on puisse supputer sur des chiffres est odieux et indigne de la moindre représentation militante.
Un certificat de complaisance d’un psy de complaisance, quelques coups de bistouri et on voit revenir...une femme à part entière....qui rêve de montrer son superbe sexe à qui le veut bien ! Pour honorer la cause !
Moi je veux bien ! Peut-être que nous allons créer une boite de streeptease.... Pour faire des sous et alimenter la cause !
Je dis moi que ce qui se passe là est totalement immoral, parce que nous savons toutes que dans l’ensemble, les trans. ne sont pas des gens fortunées compte tenu de leurs difficultés de vie et qu’il est impossible à beaucoup de s’offrir cette opération.
Ensuite nous ergotons la notion de transgenre pour dire que celles qui demandent l’OP ne sont pas si nombreuses que ça.
Est-ce que nous avons des statistiques sur celle qui voudraient bien !!!! mais qui reculent devant l’immensité de la tâche, des difficultés envisageables, de contraintes familiales et sociales ! Il y a 10 ans j’ai fait partie de ce groupe ! J’ai pu avancer Dieu merci !
Et nous devrions mettre au placard toutes ces personnes, les passer en pertes et profits pour satisfaire les ambitions inavouables d’une toute petite minorité ?.... Qui estiment que c’est s’abaisser de tenter de dialoguer avec les gens qui ont nos parcours en charge, au moins pour y apporter notre grain de sel et si possible un peu plus d’humanité.
C’est négliger que nous sommes dans une société et que la raison impose de ne rien négliger dans le sens collectif.
Je n’ai pas fini là dessus, j’y reviens avec la réalité du moment.
Actuellement la CNAM, la HAS sont en train de discuter des standards de soins qui découleront et qui s’appliqueront à tout le monde, y compris aux parcours off. Parce que tout praticien aura une référence écrite à laquelle il devra se conformer.
Y compris dans les parcours off....honnêtes !
C’est sur ce contenu que nous devons travailler, montrer que nous sommes des gens responsables au delà de nos propres idées, mettre en évidence qu’il existe des consensus entre nous, et enfin on ne pourra jamais exposer quoi que ce soit à quelqu’un que l’une d’entre nous aura insulté la minute d’avant.
Ce n’est pas être pro psy (pris surtout sous une optique dégradante) que d’admettre que le décret de 2004 est paru et qu’il détient toutes les moteurs de notre vie future.
MEME PAS LA NOTRE, MAIS DE CELLES ET CEUX QUI ARRIVENT AVEC TOUTES LEURS ESPERANCE.
Tout le reste n’est qu’égoïsme et pure vanité !




