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Jessie et Marine à Bangkok
17 septembre 2006 Michèle
Petit récapitulatif de ce qui c’est passé pour nous à Bangkok... Razz
Tout a commencé lors de la consultation pré-op pour ma labiaplastie. C’était le mercredi 26 avril 2006, nous sommes allées ensemble à la clinique du Dr C. où il consulte pour voir ce qu’il va faire lors des opérations.
LGT en pleine crise de fierté, Nout et les autres personnes du staff médical du Dr qui sont pourtant habitués à voir des transsexuelles MtF à longueur d’année (entre 2 et 6 par semaine) ne m’ont pas décelées en tant que ts ! Elles ont cru que j’étais une femme bio Razz chui angélique ! ! Bien sur, dès que Nout m’a vue sur la table d’oscultation sans ma culotte, elle a su qu’elle s’était trompée Wink
Tout d’abord, le Dr C. regarde mon Bb d’Amour, estime ce qu’il pourra faire avec ce qu’il y a et lui explique tout ce qu’il fera mais que ce qu’il dit n’est pas non plus ’ferme et définitif’, ce n’est qu’une estimation, car bien sur, il ne sait pas à l’avance comment lors de l’opération tout se déroulera.
Il a beau être un magicien aux doigts d’or, ce n’est pas non plus un ’devin’.
Ensuite, il s’adresse à moi et je lui explique que j’ai été traitée comme de la ’m....’ en fRance lors de mon opération il y a 14 ans, mais que ça ne s’est malheureusement pas amélioré depuis dans notre cher pays. Je lui dit aussi à quel point j’ai pu souffrir. Il me rassure déjà en me disant que la labiaplastie n’est qu’une intervention mineure en anesthésie locale. A ce moment là, je lui dit que malgré ce qu’il vient de me dire je préfère dormir pendant cette intervention pour bien sur éviter d’angoisser. Même si j’ai une confiance infinie en lui, il n’empêche que l’idée que l’on ’me découpe’ alors que je suis consciente me fait peur.
C’est les reste, ou plutôt, les souvenirs de ce que j’ai pu subir en fRance qui ressurgissent à chaque fois. Il prend note de ma demande et me rassure.
Ensuite, je passe sur la table d’oscultation où il regarde ce que j’ai en tant que lèvres et me dit que ça ne lui posera pas de soucis pour faire quelque chose de bien.
Enfin, il part à la recherche de mon urètre !!!
Il met un long moment (au moins trente secondes voir peut être près d’une minute) et fini par la trouver... Il ouvre de grands yeux.
Je ne suis pas rassurée...
Car, j’ai régulièrement mal à mon urètre, d’ailleurs jusque là, depuis ma CRS (en avril 1992), je sais que j’ai envie de faire pipi parce que j’ai mal à l’urètre ! Et puis en l’espace d’un an et demi je me suis chopée une dizaine de crises de cystite !... Plus ou moins douloureuses...
Il m’apprend qu’elle n’est pas à la bonne place et aussi qu’elle est anormalement rétrécie. Elle est donc plusieurs centimètres trop haute et elle pourrait se refermer à tout moment. Et une urètre qui se bouche, c’est de la rétention d’urée, ce qui au bout de moins de 48 heures, peut conduire à la mort !!!
Il cherche à me rassurer en me disant qu’il peut réparer ça et que ce n’est pas difficile pour lui. A ce moment, je lui réponds en concertation avec mon Bb d’Amour, que nous y penserons, que je ne suis pas prête à faire cette chirurgie même si j’ai conscience maintenant qu’elle s’avèrera nécessaire.
Ma labiaplastie est prévue pour le lendemain, jeudi 27 avril 2006, elle se déroulera à la clinique du Dr C.
L’après midi, avec mon Bb d’Amour, nous profitons de nos dernières heures avant les chirurgies pour faire une peu de tourisme et partons à la recherche de cartes postales. Et croyez moi, trouver des cartes postales à Bangkok n’est pas si évident que ça l’est en france ! Nous avons bien fini par les trouver et avons même eu la chance de tomber dans une petite boutique où le choix était plutôt vaste. Nous en avons acheté une bonne quarantaine et d’ailleurs nous en avons envoyé 37 ! Alors bien sur, malgré ça nous n’avons pas écrit à tout le monde, car nous n’avions pas les adresses de tout le monde et puis notre but n’était pas non plus de passer notre séjour à écrire des cartes postales....
Petite anecdote, il y a un magasin Carrefour à Bangkok !
Jeudi matin, je dois être à 10H00 avec mon Bb d’Amour dans le hall de l’hôtel pour que l’équipe du Dr C. emmène en premier mon ’ti papillon à l’hôpital où elle sera mise à la diète pour son opération qui a lieu le vendredi 28 avril 2006, pendant ce temps-là j’attends dans la voiture (super confortable et climatisée) que l’on m’emmène à la clinique pour ma labia. Je suis menée à la clinique où Tair (la femme du Dr) m’accueille, elle me fait me déchausser et me conduit dans une petite pièce où je me dévêt complètement pour enfiler un vêtement adapté à l’opération.
Je suis a jeun depuis minuit et Tair m’invite à aller aux toilettes. Enfin, elle m’accompagne dans la petite salle d’opération de la clinique où je m’allonge sur la table et tends le bras gauche pour qu’on me mette une perfusion et je mets aussi mes pieds dans les étriers pour être en position gynécologique. Elles sont trois, Tair, Nout et l’autre infirmière (dont j’ai oublié le prénom Rougir ), c’est la femme du Dr qui prépare l’anesthésie. Elles voient que je suis stressée et me rassurent en me parlant calmement.
Elles me mettent un bandeau sur les yeux pour que je ne vois pas ce qui se passe et au bout d’un moment qui me paraît long, on me donne un sédatif par voie intra-veineuse et hop je commence à partir... Peu de temps après un homme, je suppose que c’est le docteur C., me parle, je ne me souviens pas de ce qu’il me dit car je suis déjà à moitié dans le coltar...
Je me réveille dans une petite pièce où je suis installée sur une sorte de sofa avec une légère couverture sur moi. Je n’ai absolument pas mal. Normal, l’anesthésie fait encore son effet. Je me sens bien, pas envie de vomir, pas de vertige, enfin un peu dans le gaz mais sans plus. Tair passe me voir et me propose de manger, elle me donne des petits gâteaux, je ne les mange pas car je n’ai pas faim, elle me dit qu’elle repassera un peu plus tard et qu’elle m’emmènera à l’hôpital pour rejoindre mon Bb d’Amour qui m’y attend sagement.
Je patiente un moment, et puis je me lève pour repérer ou je suis, en fait je suis dans une pièce qui est à mi-chemin entre la salle d’opération et la pièce où j’ai laissé mes vêtements. Je retourne sur le sofa et m’ennuyant, je ressort pour aller récupérer mes vêtements et surtout mes lunettes. J’en profite pour commencer à me rhabiller et quand Tair repasse elle voit que je suis presque prête à partir.
Nous ne tardons pas à partir pour rejoindre Marine à l’hôpital.
Quand j’arrive à l’hôpital mon Bb d’Amour est en pleine forme et s’inquiétait un peu car il est déjà presque 18H00, elle est heureuse de me voir revenir presque en pleine forme et marchant par moi-même sans soucis particulier. Je m’allonge sur le sofa qui est dans la chambre d’hôpital, celui-ci est beaucoup moins confortable que celui de la clinique, mais ça me fait du bien de m’allonger pour rester les jambes écartées, car même si ce n’est pas une chirurgie lourde, ça me remue tout de même un peu, et puis il y a encore des drains dans chacune des grandes lèvres et ça saigne. Tout ceci est normal. Il suffit d’attendre que tout se ’rétablisse’.
Mon Bb s’occupe de moi avec beaucoup de gentillesse et puis j’en profite (sans en abuser) car dès le lendemain se sera à moi de m’occuper d’elle et ce pour le reste du séjour... Régulièrement elle me change les packs de gel glacé que je met sur mon entrejambe, et cette ’fraîcheur’ me fait un grand bien ; ça élimine une partie de la douleur. C’est vraiment très agréable.
Le lendemain matin, vendredi 28 avril 2006, nous sommes réveillées tôt par les infirmières et nous attendons que mon Bb parte pour sa chirurgie. Nous patientons, normalement elle doit partir pour le bloc à 13H00. En fait, elle ira vers 13H30.
Commence alors pour moi une attente angoissante.
Est ce que tout ce passe bien ?
Est ce qu’il n’y a pas de problème.
Par moments, je m’endors, dû au fait que le sofa n’étant pas confortable, j’ai très mal dormi la nuit précédente et que l’anesthésie ayant perdu ses effets, les douleurs (pas énormes mais bien présentes) se sont rappelées à moi. Du coup, par moments je m’endors, jamais longtemps.
18H00/30, ça fait déjà un moment que je ne dors plus du tout et là je sais que mon Bb est sortie du bloc, car des infirmières viennent chercher son lit pour lui apporter en salle de réveil. D’après elles, elle sera de retour dans environ 2 heures.
Non d’un chien que c’est long 2 heures quand on attend la personne que l’on aime et que l’on s’inquiète pour elle. 21H00, toujours personne. Crying or Very sad Je suis un peu perdue. Je m’inquiète, pourquoi n’est elle pas encore de retour ? Ça fait pourtant plus de deux heures !
De toutes façons je n’ai pas d’autres choix que d’attendre. Il faut que je prenne mon mal en patience comme on dit...
23H10/15, ça y est.
Je vois mon Bb d’Amour à moi que j’ai rentrer dans la chambre, elle est réveillée et pète la forme !
Si elle en avait le droit, je pense qu’elle serait déjà debout !!!
Nous discutons un peu et puis assez rapidement tout de même elle plonge dans le sommeil. Pas pour bien longtemps, mais plusieurs fois de suite.
Je suis rassurée de la voir là, malgré tout je m’inquiète d’elle.
Vers 01H30 du matin, je m’autorise à m’endormir, d’autant que vers minuit elle m’a fait très peur, car peu de temps après qu’une infirmière lui ai posé une nouvelle perfusion elle a vomit. La nuit sera très courte, les infirmières passant environ toutes les 3H pour voir si tout se passe bien pour Marine. Samedi, mon Bb à quelques douleurs, non pas à sa CRS, mais au dos, particulièrement le bas du dos. Le fait de ne pas pouvoir bouger sur ce matelas qui est dur comme du béton et qu’en plus elle est pas bien épaisse (1.72m pour 58 kgs) n’arrangent pas les choses...
Ce jour là, le Dr C. est passé pour voir mon Bb d’Amour et c’est enquis de savoir si tout se passait bien. J’essaie par divers moyens de trouver des solutions pour calmer ses douleurs, mais rien n’y fait.
Samedi soir, il est 23H00, mon Bb ne tient plus. Cette douleur est vraiment trop insupportable et malgré que nous ayons appelé les infirmières plusieurs fois, après avoir essayé de mettre une bouée sous son dos, sans effet si ce n’est de lui faire très mal à sa CRS, après avoir mis des coussins sous son dos, sans plus d’effet. Je décide d’appeler Dannie pour lui expliquer la situation. Lui expliquer que nous n’arrivons pas à nous faire comprendre pour avoir un anti-douleur qui puisse soulager cette souffrance.
Dannie est très surprise du fait que Marine n’ait pas eu de piqûre de morphine.
Ni une, ni deux, Dannie depuis la france, appelle le Dr C. pour que mon Bb aie sa piqûre ! A ce moment là, il est déjà presque minuit à Bangkok. Un quart d’heures ou vingt minutes plus tard, une infirmière arrive avec un stock d’éléphants roses en injectable Razz
En attendant que le produit fasse effet, Marine grimace toujours autant et rapidement elle reprend figure humaine et se remet à sourire.
Le reste de la nuit se passera sans encombres. Je suis rassurée car je vois que mon ’ti papillon n’a plus mal. Et c’est bien ça qui m’importe.
Je tiens de nouveau à te remercier Dannie pour ce que tu as fait pour nous ce jour là, mais pas seulement, pour tous les renseignements que nous t’avons demandé avant notre voyage, tu nous as toujours répondu rapidement et avec une grande gentillesse et aussi avec précision. Même si nous t’avons posé plusieurs fois la même question, à chaque fois tu nous a répondu. Merci encore.
Dimanche mon Bb a de nouveau eu mal à son dos dans l’après midi, et là, pas de soucis, elle a appelé une infirmière et à dit ’’Pain Killer’’, quelques minutes après la piqûre magique arrivait dans un plateau et de nouveau mon ’ti papillon flottait au pays des zéléfants rozes Wink Razz Le goutte à goutte fut retiré ce jour-là, à la grande satisfaction de mon Bb d’Amour, car étant gauchère et qu’ils lui avaient posé dans la main gauche, ça l’empêchait de faire ces ’mots fléchés’ du coup elle s’embêtait copieusement.
Le pire dans tout ça, c’est que Marine n’a quasiment pas eu mal à sa CRS mais au dos ! En fait, le truc, ce serait qu’ils pensent à utiliser des matelas plus douillets.... Régulièrement, les infirmières passaient en demandant ’’Pain ?’’ (douleur en anglais) et comme ce n’était pas nécessaire, elle n’a pas eu d’autre piqouse magique.
Le mardi 2 mai 2006, quatrième jour après l’opération, l’équipe du Dr est passée vers 13/14H00 pour défaire les pansements de mon ’ti papillon et en même temps pour enlever les deux drains ainsi que la sonde urinaire.
Pendant tout ce temps là, Tair (la femme du Dr) a tenu la main de Marine et lui a expliqué doucement ce qu’ils faisaient et la rassurait du même coup. Ils ont été d’une douceur et d’une délicatesse infinie. Ils ont pris leur temps et on traité Marine comme si c’était une poupée de porcelaine. (rien à voir avec les Bouchers fRançais...). C’est pas compliqué, elle n’a quasiment rien senti. Pour la sonde urinaire, une petite douleur, fugitive car n’ayant pas duré plus d’une ou deux secondes et c’est tout. Elle en fut même étonnée, sûrement à cause de tout ce qu’elle savait à mon sujet concernant justement cette ’putain’ de sonde urinaire...
Enfin, quand ils ont eu fini, ils lui ont dit que si elle parvenait à aller faire pipi, elle pourrait rentrer à l’hôtel le jour même.
Ils l’ont invité aussi à se lever.
Les premiers pas ont été laborieux, car rester quatre jours couchée sans pouvoir bouger ça fait un peu perdre le sens de l’équilibre.
Elle s’est appuyée sur moi et en a profité Mad pour me demander de l’accompagner sur le balcon, où je lui avait mis un fauteuil, pour qu’elle puisse ’enfin’ fumer une clope...
J’ai été très déçue du fait qu’elle n’en profite pas pour arrêter de fumer, mais d’un autre côté, ça m’a un peu rassurer sur le fait qu’elle allait très bien... N’empêche que si elle avait arrêté de fumer à ce moment là, je ne lui en aurait pas tenu rigueur...
Vers 17H00, les infirmières de l’hôpital sont passées pour voir si Marine avait fait pipi, et comme elle y avait déjà été deux fois, elles ont confirmé que nous rentrions à l’hôtel vers 18H00.
A 18H00 environ, le chauffeur du Dr est venu nous chercher pour nous raccompagner à l’hôtel. Des infirmières de l’hôpital ont porté nos bagages, pendant que mon Bb se faisait accompagner sur un fauteuil roulant et que je les suivait clopin-clopan.
Une chose à noter aussi, c’est que qui que ce soit qui nous ai conduit de l’équipe, que ce soit le chauffeur ou Tair, ça a toujours été avec une telle douceur que nous n’avons jamais eu mal. Jamais de coups de freins ou d’accélérations brusques...
Arrivées à l’hôtel, il nous a fallu re-remplir une fiche puisque nous avions laissé notre chambre pendant le séjour à l’hôpital et ensuite quelqu’un nous a porté nos bagages jusque dans la chambre.
La consigne pour mon Bb était de rester une semaine dans la chambre d’hôtel à bouger le minimum, pour faire sa toilette, aller aux toilettes ou du lit au sofa.. . Dès le lendemain du retour à l’hôtel, elle était autorisée à prendre une douche, chose qu’elle n’a pas manqué de faire dès qu’elle a pu... Je l’ai un peu aidé car nous n’avions pas une douche mais une baignoire qu’il fallait donc enjamber. J’en ai profité moi aussi pour prendre enfin une douche et que c’était bon de se sentir propre et fraîche.
Le mercredi 3 mai 2006, après sa douche, je suis partie faire quelques courses au ’’Tusco’’ (un équivalent à un Super U ou autre petit Champion), un super-marché qui m’avait-on dit était à environ 300m de l’hôtel. Seulement, c’était bien plus que ça... Car même si je ne marchais pas aussi vite que d’habitude, j’en ai eu pour presque 20mn à y aller, et comme je n’y avais pas pensé mais en Thaïlande ils sont à l’heure du soleil, j’y suis allée il était 12H00 !!!! Pu... ce que j’ai eu chaud, dans tous les sens du terme... J’ai donc acheté du café soluble, des bouteilles d’eau et des lingettes pour que nous puissions nous nettoyer nos minous après chaque miction. Car l’équipe du Dr nous en avais donné, mais pas assez pour tout le séjour, juste assez pour deux ou trois jours. J’en ai profité pour en acheter trois sortes différentes pour les essayer. Manque de bol, une seule sorte était adapté à l’usage qu’on en faisait. (je ferais un petit guide à ce propos, un peu plus tard).
Il n’empêche que pour rentrer de ce magasin, je suis rentrée à pied et qu’à partir de la moitié de ce parcours je me suis demandée plusieurs fois si j’allais y arriver ! Avec la chaleur, j’étais bien sur en sueur, mais j’avais d’énormes vertiges, tout tournait... Et sur les trois cent derniers mètres, j’ai cru que j’allais tomber dans les pommes. Ma labia m’avait tout de même un peu affaiblie. Quand je suis rentrée dans la chambre, mon Bb a été étonnée de me voir dans un état lamentable, j’étais couverte de sueur (alors que d’habitude je ne sue jamais), j’étais rouge écarlate et que je me suis avachie sur mon lit pendant un moment le temps de recouvrer un peu d’énergie.
Le lendemain ou le surlendemain, je suis repartie en quête d’un endroit où trouver des lingettes, mais moins cher qu’au Tusco (vraiment cher) et aussi à la recherche d’un Post-Office (Bureau de Poste), ainsi que de cassettes mini-DV pour le caméscope (que les parents de mon Bb nous ont prêté) pour qu’on puisse témoigner au fur et à mesure de notre aventure.
J’ai donc demandé à la réception de l’hôtel où il fallait que j’aille pour trouver ça et ils m’ont conseiller d’aller au ’’Seacon Square’’ et ils m’ont appelé un taxi qui m’y a amené rapidement.
Ce centre commercial est gigantesque et sur quatre niveaux. J’ai cherché pendant un moment le Tesco (un équivalent à un Carrefour/Auchan), j’ai fini par trouver une lampe de poche, très utile pour la toilette de mon Bb d’Amour avant chacune de ses dilatation car la chambre de l’hôtel si spacieuse fut elle n’était pas très claire à la nuit tombée. Après avoir parcouru deux des niveaux du SS (Seacon Square) j’ai fini par trouver le fameux Tesco. Et là j’ai trouvé les lingettes qu’il nous fallait et en plus, eux contrairement au Tusco, les avait avec des paquets de 66 (au lieu de paquet de 30), j’en ai pris deux paquets. J’ai aussi tourné en rond pour trouver des cassettes Mini-DV et ai fini par en trouver dans une boutique Kodak spécialisée uniquement photo et non vidéo.
Il leur en restait deux, j’en voulais trois, mais comme j’en avais plein les pattes, je me suis contentée des deux cassettes... D’autant qu’auparavant j’avais donc parcouru une bonne partie du SS, entre autre à la recherche d’un lecteur de carte mémoire compact flash (format de carte mémoire de mon appareil photo numérique). De plus, j’avais un peu tourner en rond pour trouver le ’Post-Office’ et ça m’avait pris du temps de coller les timbres sur les 34 premières cartes postales... Wink
Une fois, trouvé tout ce que j’étais venue chercher, il m’a fallu trouver un taxi, et j’ai eu de la chance, je n’ai quasiment pas attendu.
Le lundi 8 mai 2006, je suis retournée au SS, car entre temps Kelly, notre copine américaine de l’Iowa, était rentrée à l’hôtel après sa CRS et a vu que nous avions acheté des lingettes. Elle nous a demandé si je pouvais lui en prendre. De ce fait, et puisque de toutes façons avec ce que j’avais acheté nous n’en aurions pas assez, j’y suis retournée et j’en ai pris une dizaine de paquets dont deux été prévu pour elle, mais ce coup-ci c’était des paquets de 82 lingettes et non 66, encore mieux Razz .
Cette fois-là pour rentrer, j’ai bien sur pris un taxi, et j’aurais du me méfier dès le départ... Ben oui. Il avait beau avoir un ’’Taxi-Meter’’ (comme nos taxis français avec un compteur pour la course), sa voiture était à l’intérieur dans un état déplorable et le chauffeur, d’ailleurs ce fut le seul Thaï que j’ai vu comme ça, il était du même acabit, le cheveux clairsemé, mal coupé, gras et le gars par lui-même aussi gras que ces quelques cheveux... Au bout de 200/300m il s’arrête et me baragouine dans un anglais pire que le mien (c’est dire...) ’’One hundred and fifty Bahts’’, au bout d’un moment je me rends compte que c’est le prix qu’il veut me faire payer la course, et comme les fois précédentes j’en avais eu pour 55/65 Bahts, je lui réponds ’’No ! Fifty Bahts’’, il insiste un peu, je persiste, par dépit il regarde son compteur et me dit ’’Meter ?’’ et je lui réponds ’’Yes !’’ En plus de ça, il conduisait comme un pied, avec de grandes accélérations et des freinages brutaux... Enfin, c’était le taxi-crétin et j’y ai eu le droit. Tous les autres avaient eu le droit à leur pourboire, je peux vous assurer que lui n’a eu le droit à rien d’autre que le prix indiqué sur le compteur... Nan Mais ! Attention, je relate cet incident, mais c’est bien le seul que j’ai eu sur la dizaine de fois que j’ai pris le taxi à Bangkok.
De retour à l’hôtel, je raconte mon aventure à Marine qui était surprise bien sur, mais morte de rire aussi.
Je repense à Kelly, je l’avais rencontrée le Mardi 2 mai dans le couloir de l’hôpital où elle se baladait en attenant d’être opérée et nous avions discutée naturellement. A ce moment là, je lui avait dit que dès qu’elle serait de retour à l’hôtel, qu’elle n’hésite pas à entrer en contact avec nous si elle avait besoin de quoi que ce soit. Ce qu’elle fit, car quand elle est rentrée, j’étais dans le hall de l’hôtel, devant un des ordinateur en train de poster sur SC justement, du coup, elle avait eu de suite notre numéro de chambre et moi le sien.
Régulièrement, Kelly venait nous voir dans notre chambre et nous avons passé de longs moments à papoter, en anglais, ce qui pour mon Bb d’Amour et moi-même relevait de l’exploit quand on connaît nos niveaux respectifs dans la langue de ’Check Expire’... Razz diablotin en tous cas, nous avons vraiment passé d’excellents moments en sa compagnie et nous avons pu connaître davantage de choses sur les américains en général. Comme entre autres, qu’ils ne sont pas tous pro-bush et surtout pas tous complètement décérébrés.... Wink
Le 10 mai 2006 mon Bb d’Amour est sortie de la chambre et en a profité pour descendre dans le hall de l’hôtel pour aller voir ses courriels et les posts sur SC et sur FG. Preuve qu’elle s’est remise rapidement de sa CRS. Bien sur elle ne pouvait pas rester longtemps assise devant un ordinateur, mais tout de même, les progrès ont été très rapide à mon grand étonnement. Enfin, normal, j’avais en mémoire ma propre expérience et il m’avait fallut beaucoup plus de temps pour me remettre. En 14 jours, elle avait la forme qu’il m’avait bien fallu deux mois pour récupérer... Alors qu’elle a 35 ans et que moi à l’époque j’en avais pas encore 24...
Samedi 13 mai 2006, vers 18H30/19H00, mon Bb et moi étions dans le hall devant les ordinateurs, chacune devant ’le sien’, nous répondions aux posts sur les forums et le Dr C. est arrivé avec une partie de son équipe. Il s’est arrêté pour nous saluer et aussi pour me dire que si je le désirais, il pouvait ’caser’ dans son emploi du temps, l’opération pour mon urètre. Je lui ai répondu illico que je n’étais pas prête. Cette annonce a eu pour moi l’effet d’une bombe. Avec mon Bb, nous en avions un peu parlé, mais comme quelque chose de lointain, quelque chose que nous ferions sûrement dans l’année ou les deux ans à venir.
Chez moi l’urètre est un sujet tabou. Si vous avez suivi mes posts sur SC, vous vous souvenez sûrement comment j’ai été traitée en fRance et ce qui m’est arrivée au niveau de l’urètre deux jours après ma CRS. Je rappelle. Deux jours après ma CRS, le Boucher de Saint Louis, vient me voir, défait les pansements, la sonde urinaire en profite pour prendre la poudre d’escampette et lui ne se démonte pas, il prend une sonde neuve, et la met comme ça, sans anesthésie sur mon urètre fraîchement raccourcie... Je ne vous fait pas un dessin. J’ai hurlé de douleur (alors que deux ans plus tard, quand j’ai vu en traversant la rue qu’une voiture allait m’envoyer dans le décors, je n’ai rien dit pour éviter d’être décelée...). Depuis, à chaque fois que j’ai subi une chirurgie, j’ai toujours demandé si j’avais besoin d’une sonde urinaire, et si oui, dans ce cas, qu’on attende que je sois endormie pour la mettre, sinon je me vengerais en tuant le/la coupable.... (véridique, je l’ai dit !)
Enfin, tout ça pour dire que d’un coup je n’allais plus bien du tout. J’étais mise face à ma plus grande Terreur. Que l’on touche à mon urètre. Impensable. Impossible. Même si le chirurgien qui me propose de la réparer, est l’un des meilleurs au monde dans ce domaine, pour moi le simple fait d’imaginer que l’on touche à cette partie m’emplis d’effroi.
De suite j’ai eu la vue qui se brouillait, je me suis mise à pleurer dès que nous sommes remontées dans notre chambre.
Je ne voulais pas penser à la proposition du Dr C. et en même temps je ne pouvais cesser d’y penser. C’était une obsession.
Mon ’ti papillon voyait qu’elle ne pouvait rien faire pour moi et ça la désolait.
Au bout d’au moins une heure, comme nous n’avions toujours pas dîner, je ne pleurais plus, nous sommes redescendues pour aller dîner au restaurant de l’hôtel.
J’en avais gros sur la patate.
Quand nous sommes remontées, ça n’allais pas mieux, j’étais obnubilée par cette question :
Dois je dire oui à cette opération tant que nous sommes encore à Bangkok ?
Je n’étais pas prête, pourtant je savais qu’il fallait que je le fasse. Que c’était nécessaire. Qu’un jour où l’autre j’aurai à le faire. J’étais aussi déchirée à l’idée que ça allait encore coûter des sous à mon Bb d’Amour, elle qui a économiser plusieurs années pour se payer son opération, elle aurait à me payer celle-là. Et puis si je ne le faisais pas cette fois-ci, il faudrait que nous retournions à Bangkok pour le faire, donc de nouveau des frais d’avion, de nouveau des frais d’hôtel. Des frais que nous pourrions éviter en le faisant à ce moment.
J’étais aussi inquiète, car j’étais venue avec mon Bb pour prendre soin d’elle, c’est elle qui a subi une CRS, c’est elle qui a besoin de soins, qui a besoin que je la dorlote, que je sois là pour elle.
Et puis je ne voulais pas qu’elle se fatigue à faire ce que je faisais jusque là.
Après le repas, en rentrant dans la chambre, je me posais toujours autant de questions. Ça tournait dans ma tête sans cesse.
J’ai écris sur un papier, un descriptif de ma situation que j’allais ensuite envoyer par courriel à quelques unes de mes amies, en leur demandant non pas des conseils, mais simplement en leur demandant leur avis. Sans les presser. J’ai envoyé ce courriel et rapidement, très rapidement même j’ai eu les avis escomptés. Tous allaient dans le même sens. Il fallait que je le fasse pendant que nous étions encore en Thaïlande.
Tout ceci bien sur j’en avais conscience, je le savais. Je n’arrivais pas à me résoudre à dire oui à cette opération. Vers 22H, le samedi 13 donc, j’avais appelé Tair sur son portable pour lui dire que dès lundi 15 au matin je donnerai ma réponse concernant cette chirurgie. D’ailleurs je remercie vivement toutes celles qui ont répondu à mon appel.
J’ai mal dormi cette nuit là.
Dimanche ne fut pas mieux que la nuit. Je ne pensais plus qu’à ça. C’était infernal. J’étais littéralement Terrorisée et culpabilisée.
Lundi 15 au matin, j’ai appelé Tair, et jusqu’à ce que je donne ma réponse mon Bb ne savait pas ce que j’allais répondre. Non pas que je n’ai pas voulu lui dire, mais simplement que je ne savais pas moi-même si j’oserais accepter cette chirurgie. Quand enfin j’ai dit à Tair que j’étais d’accord pour subir cette intervention, mon ’ti papillon a du être soulagée. J’ai bien précisé à Tair, tout en pleurant, que je n’étais pas prête pour ça mais que j’allais le faire.
Restait plus qu’à attendre de savoir si le Dr C. aurait de la place pour que je sois opérée. En plus de l’angoisse d’être opérée de l’urètre, j’avais l’angoisse de savoir s’il aurait le temps pour le faire !
Le soir même, il était 20H45, nous avons eu la visite de Tair dans notre chambre à l’hôtel ! Elle était venue pour prendre des nouvelles, mais aussi pour nous donner les dates de la labiaplastie de mon Bb et aussi la date de mon op de l’urètre !
Par dessus le marché, et ça ça m’a profondément touchée et émue, elle n’était pas venue les mains vides !!! Elle était venue avec une boite des gâteaux apéritif préféré de son fils et un paquet de soufflets apéritifs.
Ça m’a clouée sur place.
Quand je l’ai vue entrer dans la chambre, je pressentais qu’elle allait donner la date de nos deux chirurgies et ça m’a effrayée.
Enfin, elle sort son planning et nous dit que le Dr C. peut nous opérer toutes les deux le vendredi 19 mai. Elle nous précise que du coup, Marine serait comme prévue opérée à la clinique et qu’elle me rejoindrait à l’hôpital de suite après sa labia où elle dormirait sur le sofa.
Ayant lors de sa CRS dormit sur le dit sofa, j’ai refusé. C’est beaucoup trop inconfortable surtout pour quelqu’un qui a subi peu de temps avant une CRS... N’empêche que le fait d’avoir arrangé leur planning pour que nous soyons opérées le même jour et que nous puissions être ensemble de suite après est franchement incroyable, ce n’est pas en fRance que des chirurgiens prendraient soins de ce genre de détails (qui ont leur importance).... Du fait de mon refus, il leur a fallu revoir leur agenda ! D’autant que j’avais demandé s’il n’était pas possible que je sois opérée plus tôt, car le vendredi était vraiment très loin et que pour moi, même si je ne gagnais que 24H, il était important que j’économise des heures d’angoisse à attendre cette opération. Tair n’a pas paru embêtée ou fâchée, elle a noté ma demande, a regardé le planning et nous a dit à ce moment qu’elle verrait si c’était possible dès le jeudi 18 mai.
Le lendemain matin, quand Nout l’infirmière est passée pour vérifier les suites opératoires de Marine, elle nous a confirmé que c’était ok pour que je sois opérée le jeudi.
J’étais non pas soulagée d’être opérée plus tôt, mais soulagée d’avoir 24H d’angoisse en moins... J’ai pleuré à l’idée que j’allais être opérée de mon urètre.
Même si j’avais dit oui, je n’étais pas prête. Même si j’avais la date, je n’étais pas prête. Malgré tout, je savais que j’allais le faire.
Kelly voulait aller au Seacon Square mais ne se sentais pas capable d’y aller seule, aussi elle m’avait demandé si je pouvais l’accompagner, bien entendu j’ai dit oui et nous y sommes allée le mercredi 17 mai, elle a ainsi pu profiter du fait que je connaissais un peu les lieux pour lui éviter de perdre du temps et aussi du fait, qu’étant donné que j’étais plus en forme qu’elle, j’allais l’aider à porter ses courses. D’ailleurs j’ai complètement hallucinée quand j’ai vu la quantité de courses qu’elle prenait ! Il faut dire aussi que pour faire des économies, elle mangeait dans sa chambre des plats tout prêts, des fruits, ou des jus de fruits, alors que nous nous mangions au restaurant ou alors nous nous faisions monter des plats en provenance du restaurant.
Une anecdote amusante, au Seacon Square il y a une boutique Yves Rocher ! Razz
Ce soir là, nous avons mangé toutes les trois au restaurant de l’hôtel, nous avions invité Kelly. Nous avons passé une bonne soirée, pendant laquelle je n’avais pas trop pensé à mon opération à venir... Du moins, je n’y avais pas pensé suffisamment pour me gâcher la soirée... A partir de minuit ce soir là, je n’avais plus le droit ni de boire, ni de manger.
Le jeudi matin, j’étais prête une heure à l’avance, j’avais rendez-vous dans le hall de l’hôtel à 10H00 pour qu’on m’emmène à l’hôpital et je tournais en rond. Mon Bb m’a accompagnée, heureusement. J’étais Terrifiée à l’idée de ce pourquoi j’allais à l’hôpital...
Quand nous sommes arrivées à l’hôpital, c’est Tair qui nous a conduites et Nout qui nous a accompagnée. De suite les infirmières hospitalières m’ont apportée une sorte de chemise de nuit spéciale. Je continuais à tourner en rond, nous avons fait plusieurs aller/retour dans le couloir. Plus l’heure avançait et plus ma gorge se serrait. C’était intenable cette attente. Au bout d’un moment, nous avons vu le Dr C. qui est venu me voir pour savoir comment j’allais et aussi pour me rassurer. Je lui ai bien dit que je n’étais pas prête mais que malgré tout j’allais faire cette chirurgie. Je pleurais et il me prit la main dans la sienne.
Quand enfin, un infirmier est venu me chercher avec un fauteuil roulant, le Dr C. était là. Je savais que j’allais être opérée et j’étais littéralement Terrifiée, Terrorisée et je pleurais de plus belle, au grand désarrois de mon Bb d’Amour qui m’a accompagnée jusqu’à l’ascenseur. Dans l’ascenseur, le Dr C. n’a pas cessé de me tenir la main alors que je pleurais de plus belle. Il m’a accompagné jusqu’à la salle avant la salle d’opération où il m’a laissée en me disant qu’il allait s’habiller pour la salle d’opération (à ce moment là, il était encore en tenue de ville), quand il m’a lâché la main, c’est Nout qui a pris le relais.
Elle n’a cessé de s’occuper de moi et de tenter de me rassurer.
Quand je suis entrée dans cette salle d’op sur le brancard, j’étais au trente sixième dessous et encore plus effrayée en voyant tout les instruments et toutes les machines, l’horreur pour moi. Ils m’ont demandé de glisser sur la table d’opération et là ils m’ont pris le bras gauche pour me mettre une perfusion sur la main gauche, plus le temps passait, plus j’étais angoissée, j’ai atteints des sommets...
Nout ne cessait pas de me consoler, de me rassurer, ainsi que deux autres infirmières de l’hôpital, qui toutes étaient ’apparemment’ étonnées par la douceur de ma peau, et aussi amusée par mon tatouage sur le poignet droit et encore par la teinture de mes cheveux qui apparemment leur plaisait beaucoup ! Peu de temps avant m’avoir mis un masque sur la bouche et le nez pour m’endormir, ils m’avaient demandés de mettre sur le flanc en ’chien de fusil’, pour pouvoir mettre l’aiguille de la péridurale.
Quelques secondes plus tard, je partais au pays des songes.
Je me suis réveillée au moment où je sortais du bloc opératoire, bien entendu je n’avait pas de douleurs, et je pétait la forme Razz :
J’ai du rester en salle de réveil environ deux heures et ils m’ont remontés dans ma chambre. J’ai su que l’opération a duré deux heures alors qu’au départ il avait prévu 1H30.
Deux heures après que je sois remontée dans ma chambre, mon Bb d’Amour et Kelly sont arrivées, je commençais déjà à avoir des sensations. J’étais trop heureuse de les voir. Ça me rassurait énormément. Nous avons un peu parlé quand j’y arrivais, car même si je n’étais pas ko, je n’étais pas non plus dans une forme olympique. Vive la péridurale, c’est vraiment le pied ce type d’anesthésie.
Je n’avais pas faim et quand on m’a proposé de prendre une crème glacée pour repas j’ai accepté sans conviction. Tout compte fait, j’ai mangé mon pot de crème glacé, sans pour autant y prendre le plaisir que j’aurai pris en temps normal. Surtout dû au fait que j’avais bien mal, aux omoplates et aux talons, car je n’avais absolument pas le droit de bouger et qu’en plus j’étais complètement à plat et sans oreiller. Avec l’insistance de mon ’ti papillon j’ai fini par accepter de prendre une piquouse magique et bonjour le bien que ça m’a fait. Z’ai cru voir des zénéfants rozes. Wink
Vers 20H30/45, elles sont reparties à l’hôtel, ça m’a fait un grand vide. Je ne voulais pas qu’elles partent. Heureusement, enfin pour moi, la labia de mon Bb d’Amour fut déplacée du vendredi 19 au samedi 20 mai pour que je puisse l’accompagner à la clinique. Du coup, mon ’ti papillon est revenue le lendemain peu avant midi et ça m’a fait chaud au coeur. (Je t’adore mon Bb d’Amour) Bisous filles tu me plaît
Vendredi 19 mai 2006, vers 13H, le Dr C. est passé me voir et m’a confirmé que je sortirai le jour-même. Vers 15H30/16H00, nous avons vu arriver Nout qui a enlevé la sonde urinaire que j’avais, et pour tout dire, plus de peur que de mal... Enfin, j’ai eu mal avant qu’elle ne me touche, car je me suis contractée. Et pendant qu’elle a enlevé la sonde, bien entendu ce ne fut pas une partie de plaisir, mais ce ne fut pas une torture loin de là. J’ai eu mal peut être une ou deux secondes... J’en ai été la première surprise, je tenais et serrait très fort la main de mon Bb d’Amour pendant ce temps là. Après ça, Nout m’a invitée à me lever, j’ai hésité car j’avais mal. Quand elle fut partie, nous avons baissé le lit au maximum et j’ai fait mes premiers pas, un peu hésitants, en m’appuyant sur mon Bb d’Amour.
Purée ce ne fut pas agréable, ça me tirait à l’intérieur, une douleur (moins forte mais tout de même) comme celle que j’avais ressentie 14 ans auparavant lors de ma CRS. Je ne comprenais pas. J’ai compris plus tard.
Il n’empêche que quand je suis allée faire pipi, je n’ai pas eu mal à l’urètre et ça ce fut le pied, d’autant qu’elle venait d’être remodelée. Vers 18H00 nous sommes rentrées à l’hôtel avec le chauffeur du Dr C. et même s’il a conduit avec douceur, j’ai maudit les trous de la chaussée...
Je marchais de nouveau, comme quatorze ans auparavant, comme une grand mère asthmatique... Une fois rentrée dans la chambre de l’hôtel, je ne me suis pas faite prier pour m’allonger sur le lit, mais je ne comprenais toujours pas pourquoi ça me tirais autant à l’intérieur, comme lors de ma CRS aux environs de l’urètre, mais pas sur l’urètre elle-même !
J’étais catastrophée, car d’après le Dr C. ce n’était pas une chirurgie majeure et que je pouvais faire ce que je voulais même prendre une douche dès le lendemain de la rentrée à l’hôtel. Me voyant comme ça, j’étais dépitée car j’avais besoin de mon Bb d’Amour pour quoi que ce soit, alors que normalement c’était à moi de prendre soin d’elle. J’ai failli à ma mission.
Le lendemain, étant donné l’état de faiblesse dans lequel je me trouvais, je n’ai pu accompagner mon ’ti papillon d’amour pour sa labiaplastie, pendant ce temps là, Kelly est restée toute la journée avec moi pour prendre soin de moi. Merci encore Kelly. C’est vraiment gentil.
Le Dr C. et Tair furent apparemment très étonnés de ne pas me voir accompagner mon Bb d’Amour pour sa labiaplastie. Quand Marine est rentrée de son intervention, j’étais soulagée car j’étais inquiète pour elle. Elle est rentrée elle pétait la forme, c’est tout juste si elle ne courrait pas... Dans la soirée quand les effets de son anesthésie locale ont disparus, elle a déchanté, ça la brûlait beaucoup. Et Kelly était toujours là, mais ce coup-ci elle a pris soin de nous deux. J’ai commandé un plat de légume et ai eu du mal à le manger.
Le dimanche, jour de repos du Dr C. et de son équipe nous étions habituée à ne voir personne, alors que les autres jours, nous voyons chaque jour une infirmière qui venait vérifier les suites opératoires des interventions.
Le dimanche 21 mai 2006 vers 15H00, quelqu’un ’toc’ à la porte, nous nous attendions à ce que ce soit Kelly notre copine américaine. Mais non ! C’était le Dr C. et sa femme en personne !
Il est venu simplement en tenue décontractée pour s’enquérir de savoir comment j’allais et vérifier les suites de son travail. Il m’a rassuré en me disant que tout était normal et il était étonné que je ne bouge quasiment pas, d’ailleurs ça l’a un peu inquiété car nous prenions l’avion deux jours plus tard. C’est là que j’ai compris pourquoi j’avais mal à l’intérieur, un peu comme si j’avais eu une deuxième CRS. En effet, les bouchers fRançais ont non seulement mal fait leur travail, ils m’ont traitée comme de la m.... et en plus ils ont fait que la moitié de leur boulot ! Eh oui ! Ils se sont arrêté en cours de chemin, ils ont laissé tout le corps spongieux interne du pénis !
Bien sur, ils ont enlevés la partie externe (heureusement) mais ils n’avaient pas pris soin d’enlever la partie interne !!!!! Du coup, le Dr C. a dû le faire et ça explique que j’ai mal à l’intérieur, même si les douleurs sont beaucoup moins intenses qu’il y a quatorze ans, elles sont semblables, d’autant que tout ceci est sur du ’tissu cicatriciel’ et que de ce fait c’est plus douloureux Crying or Very sad . Rien de grave bien sur, mais ceci explique cela... Ils sont repartis en toute simplicité comme ils étaient venus. Décidément, ils sont fantastiques.
Le lundi 22 mai, Nout est venue nous voir, elle a vérifié les suites de nos op respectives et m’a vivement encouragée à bouger, qu’il fallait que je bouge. Je me suis forcée à faire des aller/retour dans le couloir de notre étage à l’hôtel, avec l’aide de mon ’ti papillon d’amour. Je marchais toujours façon ’grand-mère’. Et il faut bien le dire, ce n’était pas plaisant.
J’étais très inquiète ainsi que Marine, car nous devions prendre l’avion dès le lendemain pour rentrer en fRance et l’idée de marcher et aussi de rester 12H assise sur un fauteuil d’avion ne nous enchantais guère, d’autant que pour mon Bb, sa labia se rappelait à son bon souvenir... Et sans oublier que les fils (résorbables) ne cessent de ’la tirer’.
Le mardi 23 mai 2006, après une nuit de mauvaise qualité, nous ne nous sentions toujours pas prête à partir. Seulement le soucis c’est que j’étais à peine capable de marcher plus qu’une trentaine de mètres. Et que de rester assise n’était pas non plus un enchantement. Nous avons tout de même préparé nos bagages pour rentrer et à l’heure convenue, soit 21H, nous étions à la réception de l’hôtel pour attendre le chauffeur du Dr C. qui nous a emmené à l’aéroport.
21H30, nous sommes arrivées à l’aéroport, notre vol (TG930 sur Air ThaÏ) était prévu à 0H05. Ça allait, nous avions le temps pour faire enregistrer nos bagages et passé la douane. Je m’appuyais sur le chariot où nous avions posé nos valises, car plus le temps passait, plus je me sentais mal. Nous étions au guichet pour faire enregistrer nos valises et devant nous il y avait du monde. Il fallait attendre, bien sur.
Et puis la jeune femme qui était devant nous ayant entendu parler et voyant que je n’étais pas bien, nous a dit qu’elle était infirmière et francophone. Elle a attendu que nous enregistrions nos valises et nous a accompagnées. Heureusement le Dr C. avait donné à Marine une attestation lui permettant d’obtenir un fauteuil roulant et après l’insistance de Marine et Virginie (l’infirmière francophone (belge)), j’ai accepté de prendre un fauteuil roulant. Et je n’ai pas regretté car franchement, je n’aurais jamais pu marcher tout du long.
Ça nous a permis de passer la douane et divers contrôles beaucoup plus facilement, nous n’avions plus qu’à attendre l’arrivée de notre vol. Nous en avons profité pour discuté avec cette nouvelle copine et le temps a passé rapidement. Quand enfin le vol a été annoncé, des hôtesses sont venues s’enquérir de savoir si je pouvais marcher et qui m’accompagnait. Malheureusement notre copine Virginie n’a pu nous suivre et nous l’avons perdue de vue à ce moment là.
Nous avons évité les bus qui nous mènent à l’avion et avons été menées grâce à un ’camion élévateur’, nous n’avons même pas eu d’escalier à monter, toutes les deux en avons été soulagée. Razz
Dans l’avion, j’ai pris une des deux bouées que nous avions et grâce à ça, j’ai pu supporter le voyage. Puisque nous volions de nuit, j’avais demandé à l’équipe du Dr C. d’avoir des somnifères et des anti-nauséeux pour le voyage. Bien m’en a pris. J’ai dormi une grande partie du voyage et n’ai pas eu de nausées. Sur la fin du parcours, nous avions hâte d’arriver, ça commençais à nous tirer sérieusement.
A l’arrivée Marine à demandé à une hôtesse si nous pouvions avoir un fauteuil roulant, en fait, il était déjà là, nous n’avons pas eu a attendre et là encore, nous sommes passées devant tout le monde et avons passée la douane comme une lettre à la poste. Mon Bb a retirer les bagages, les a mis sur un chariot.
Un truc qui nous a pas mal surprise, c’est la différence de température, purée....
Mardi 21H00 à Bangkok 32°C, Mercredi 7H00 à Paris 7°C. Brrrrrrrrrrrrrr
A l’aéroport Charles De Gaulle, les parents de mon Bb d’Amour nous attendaient. Ils s’attendaient à me voir de loin ! Ben oui ! J’suis grande... Et ils ont carrément été surpris de me voir arriver en fauteuil roulant... D’autant qu’ils ne sont pas au courant que je suis TS moi aussi. La maman de mon ’ti papillon a cru que je m’étais cassé le coccyx. Je leur ai dit que j’avais subi une opération à l’urètre car lors de notre séjour en Thaïlande j’avais eu une cystite et que nous en avions parlé au Dr C. qui m’avait dit qu’elle n’était pas ’normale’, du coup étant en présence d’un spécialiste, nous en avons profité pour faire cette chirurgie qui était nécessaire. Du coup, c’est tout juste s’ils se sont intéressés de savoir comment Marine allait !
Enfin j’exagère mais à peine.
Nous sommes rentrés chez eux où nous avons passés cinq jours. Pendant tout ce temps, ils ont été géniaux, ils ont pris soin de nous deux et nous avons carrément été chouchoutés. Elle a de la chance d’avoir des parents comme ça. Bien sur, ils ne sont pas parfaits, ils ne posent quasiment pas de questions et semblent ne pas s’intéresser au parcours de mon Bb, mais à côté de ça ils continuent comme si de rien n’était ou presque et font même en sorte que tout se passe pour le mieux.
Nous sommes rentrées le mercredi 24 mai au matin. Et le jeudi matin en me levant j’avais un mal de crane carabiné qui est resté toute la journée. L’après midi j’ai dormi 4 heures. Et le soir au moment du repas, j’étais vraiment très mal. J’ai mangé trois cuillères de soupe et suis partie au lit, tellement j’étais naze. Je me suis couchée, en grelottant malgré un gros édredon sur moi. En fait, étant affaiblie par les deux op, puis par le voyage et ensuite le gros coup de froid en arrivant (25°C d’écart), alors que je portais une robe d’été et rien d’autre. La maman de mon Bb est venue me voir dans la chambre, et c’est elle qui m’a apporté l’édredon et qui en a profité pour me faire un bisou. Razz
Samedi 27 mai 2006, mon Bb d’Amour a été voir son ancien médecin généraliste, celui qui l’a aidé à trouver son psy et son endocrino et c’est grâce à lui que nous savons qu’une opération sur des tissus cicatriciels sont plus douloureux.
Lundi 29 mai 2006, nous avons repris la route pour rentrer en Bretagne en faisant un détour par la normandie pour faire une halte chez Sofille. Nous avons été super bien accueillies par notre hôte. Merci encore Sofille pour cette halte bienfaisante sur notre chemin de retour. bisous
Mardi 30 mai 2006, nous avons repris la route direction la Bretagne aux environs de 9H30 et nous sommes arrivées, contentes, vers 14H00 à la maison, en ayant fait une halte au Quick Drive pour nous restaurer, car nous n’avions rien dans le frigo (et pour cause) et que nous n’avions pas du tout envie de nous préparer à manger.
Aujourd’hui, nous sommes le samedi 3 juin 2006, ça fait 7H30 que je suis sur ce post et j’en ai marre de taper Wink
Bon en fait, l’une comme l’autre, nous remettons doucement, mais sûrement, de nos opérations respectives. Marine à toujours les fils qui la tire plus diverses petites douleurs de temps à autre et pour ma part, j’ai toujours des douleurs, mais ça va mieux. Par contre, le soucis que j’ai, c’est que je ne peux pas rester debout en restant sur place. Il faut que je bouge et de toutes façons, au bout de cinq minutes, même en bougeant je ne suis pas vaillantes. Nous avons quand même fait des courses, et pour ma part, ça a été plutôt difficile. Sur la fin je douillais vraiment, j’avais qu’une envie, c’était de m’allonger.
Voilà vous avez des nouvelles fraiches.
Bisous tout le monde.
Jessie et Marine.




