HABEAS CORPUS
24 mars 2006 Michèle
HABEAS CORPUS
J’ai lu avec un vif intérêt l’article de Naïma sur la bonification de nos relations avec nos soignants.
J’ai mis en ligne assez récemment un article basé avant tout sur les réponses de soins que le corps médical français pouvait offrir en conséquence des nombreuses réglementations de droit civil, du code pénal, des recommandations de l’institution médicale et enfin des réglementations sanitaires et sociales.
En connaissance de cause, je me retrouve donc confrontée à la notion forte « d’habeas corpus » qui pour moi appartient au droit naturel à l’autodétermination personnelle face à toutes les réglementations restrictives qui viennent limiter ce « saint » principe.
A titre d’exemple récent, la Sécurité Sociale s’arroge le droit de décréter unilatéralement l’inefficacité de médicaments qui ont fait leurs preuves depuis des lustres, pour les dé rembourser sans les retirer du marché, au profit de nouvelles molécules souvent à peine plus efficaces mais 10 fois plus chères. Comme m’a dit mon médecin : On donne aux patients 10 raisons de plus de ne plus venir me consulter !
Une façon de plus, perverse, pour tuer la santé en France sous un fallacieux prétexte d’économies mal placées !
Dans le rapport médecins / patients, on peut se demander si le rapport humain n’est pas faussé par trop de réglementation, trop de passages obligés, de formulations contradictoires entre les protagonistes d’un acte de santé qui se veut avant tout un rapport de confiance ?
On parle beaucoup actuellement des parcours off en contrepartie de ce que certains nomment « Les équipes officielles autoproclamées ».
Dans la mesure, où !a réglementation s’applique à tout le monde, où tout le monde joue le jeu, ceci dit sans fraudes ni influences, quels peuvent être les avantages et inconvénients entre la pratique régulière d’une équipe constituée donc expérimentée et le côté plus intimiste, peut être plus rassurant pour certain(e)s d’une équipe auto choisie ?
Quel peut-être le poids de nos propres choix face à des standards établis ?
Pour nos soignants qui connaissent mieux les rouages des institutions que nous est-il utile d’encadrer la pratique de la médecine d’aussi près, abstraction faite du leurre des économies ?
Ce sont des questions que de nombreus(e)s patient(e)s se posent comme moi !
Bien sur, je pose la question à Naïma qui est notre interlocutrice privilégiée mais qui reste ouverte à tout praticien (identifié) qui voudrait donner son avis.
Michèle




