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BIO-PHYSIOLOGIE du corps HUMAIN.

5 avril 2006 Michèle


Note de Michèle :

Il y a sur la toile beaucoup de gens qui avancent des procédures d’hormonothérapie aléatoires voire dangereuses, basées sur des idées qui ne tiennent pas compte du fonctionnement connu de l’organisme.

Le but avoué de cet article n’est pas de contrer durement des collègues Trans mais de permettre à qui veut s’en donner la peine de replacer les choses dans leur contexte.

IL Y A DES IMPOSSIBILITES PHYSIOLOGIQUES que j’essaye d’exposer avec le plus de simplicité possible car c’est immensément complexe. Certaines écoles pouvant quelquefois se contredire dans un détail précis dans lequel je n’ai pas voulu entrer car ça nous dépasse complètement.

Au CTE, nous ne désirons que la vérité, c’est pour celà que je publie cet article qui m’a couté de très nombreuses heures de travail, de recherches d’infos et vérifications.

LA BIO-PHYSIOLOGIE DU CORPS HUMAIN

Un petit historique :

La naissance de la vie

Il y a quelques bonnes centaines de milliers d’années, la surface de cette terre qui nous héberge aujourd’hui, n’avait rien à voir avec ce que nous connaissons aujourd’hui.

Le Big Bang est déjà loin de quelques centaines de milliers d’années !

De la combinaison d’une multitude de forces incommensurables (gravitation, électromagnétismes et autres) sont nés les premiers atomes, les premières combinaisons d’atomes en éléments, la matière.

L’eau a été apportée par des comètes (dit-on), le feu existe déjà, la terre se refroidit petit à petit, l’air est composé de gaz différents que ceux que nous respirons aujourd’hui !

C’est un vrai chaudron de sorcière aux températures inimaginables dans lequel baignent une multitude d’éléments à tendance délétère, dans un environnement de forces magnétiques titanesque.

Et la chimie fait le reste.

Il est apparu alors un conglomérat de matière constituée d’acides aminées baignant dans ce bouillon originel.

Rien de différent de l’environnement, seulement une molécule nouvelle issue de l’eau acide, du feu et du magnétisme.

Quelques millénaires passent encore.

Lentement cet amas de molécules a évolué vers une certaine différenciation de l’environnement par la création d’une membrane l’isolant de l’extérieur, puis un noyau se mit en place avec un programme structuré présidant à tous ses fonctionnements : Les chromosomes !

La division cellulaire paracheva le début de la vie.

En raccourci :

Les premières cellules vivantes autonomes étaient nées que la nature n’a cessé de perfectionner ; certaines sont restées justement autonomes et indépendantes quand d’autres se sont réunies en colonies qui a terme ont évolué en protozoaires qui eux mêmes ont engendré des êtres vivants complexes, d’abord dans l’eau puis sur terre et dans le ciel.

Enfin l’Homme, possible embranchement de certains hominiens, Erectus et autres, devenu Sapiens par le miracle de l’évolution des espèces.

Passons sur les nombreuses théories de l’évolution qui ne nous intéressent pas ici, Darwin et les autres !

L’Homme, l’organisme :

L’homme d’aujourd’hui n’est rien d’autre qu’une immense colonie de cellules baignant dans 70% d’eau, chacune individuelle par rapport à l’autre, mais reliée aux autres par groupes différenciés dans leur champ de compétences, réunies entre elles par tout un réseau de signaux électriques et chimiques leur servant de système de communication.

Ainsi chaque groupe cellulaire différencié obéit soit à des ordres d’ensemble lui dictant des comportements généralisés, des ordre électrochimiques plus fin entre cellules par les dendrites avec l’adrénaline.

Les groupes d’organes aux fonctions bien définies voient leur action organisée par des glandes, dont l’hypothalamus ou l’hypophyse (située sous le front) qui joue le rôle de chef d’orchestre pour l’ensemble. Cependant un système de communication chimique existe aussi entre tous pour se transmettre des uns aux autres un état permanent de bon fonctionnement.

Ce sont les hormones !

Les hommes possèdent donc deux systèmes de communications internes, organiques et cellulaires.

Le système nerveux qui par l’intermédiaire des nerfs apportent les signaux de commande d’actions plus ou moins compliquées pour des cellules, des groupes de cellules réunis en organes (contraction d’un muscle ou de façon plus construite un ensemble de mouvements agonistes et antagonistes qui constituent un mouvement : un schème moteur)

Les hormones :

...et l’appareil hormonal qui transmet ses messages grâce à la sécrétion de ces substances chimiques que sont les hormones. Celles-ci sont déversées directement dans le sang par les glandes endocrines. Les glandes endocrines, réparties dans tout l’organisme, sécrètent ensembles plus d’une cinquantaine d’ hormones différentes.

Ces substances chimiques (naturelles) remplissent un certain nombre de fonctions fondamentales dans la croissance et le développement de l’organisme.

Elles peuvent selon leur rôle engendrer dans les cellules des transformations chimiques (synthèse de l’ATP et autres, transformation des nutriments) au sein d’un élément cellulaire primordial comme la mitochondrie.

Je passe rapidement sur les détails qui pourraient prendre plusieurs pages, inutile compte tenu des objectifs de cet article de surcharger la compréhension de ce qui se dit.

A savoir malgré tout qu’il existe des glandes dont les hormones exocrines n’agissent que localement.

Certaines cellules peuvent être génératrices d’hormones autocrines ou la productrice est également sa propre cible

Des glandes endocrines dont les sécrétions véhiculées par le sang que l’on dit produire des hormones paracrines.

Par exemple les hormones de croissance sécrétées par l’hypophyse qui stimulent la croissance dans tout l’organisme.

On distingue de nombreuses glandes endocrines dont l’hypothalamus, la thyroïde, les îlots pancréatiques, les surrénales, les ovaires...

Chez la femme enceinte la placenta joue aussi son rôle de glande endocrine en produisant notamment de la progestérone en abondance sur les quelques semaines de fin de grossesse.

Bien évidemment puisqu’il y a émission, il faut une réception à l’arrivée.

Chaque cellule ou groupe cellulaire différencié possède ses détecteurs particuliers de même que dans certains cas de ses propres réémetteurs.

Là encore le système reste complexe car les récepteurs des hormones protéiques sont à la surface de la cellule et déclanchent une cascade de réactions chimiques spécifiques qui influent sur les fonctionnements génétiques notamment des distorsions du code génétique !

Les hormones stéroïdes sont de plus petites molécules chimiques, sont liposolubles, traversent la paroi de la cellule pour se lier à des récepteurs situés à l’intérieur notamment les hormones de croissance dans lesquelles ont trouve les estrogènes qui remplissent aussi cette fonction !

Capito ? Les influences des oestrogènes ?

Je vous livre quelques hormones qui nous intéressent au premier chef avec leurs indications cibles car il est intéressant de pouvoir relever qu’une seule hormone peut avoir plusieurs fonctions et induire des effets totalement contraires selon qu’on est male ou femelle :

Secrétée par l’hypophyse : hormone lutéinisante , (LH) Effets chez la femme : agit sur les ovaires, stimule la sécrétion d’oestrogènes. Effets chez les mâles : agit sur les testicules pour stimuler la sécrétion de testostérone.

Donc action diamétralement opposée selon le sexe de l’individu.

Secrétée par les ovaires : Estrogènes (oestradiol, oestrone oestriol) Effets : Promotion de la croissance Maintien de l’élasticité du tissus conjonctif Conservation de la masse osseuse Compliance des vaisseaux sanguins.

Des cibles différentes selon les capteurs intérieurs ou extérieurs aux cellules, en plus selon qu’il s’agit d’oestriol, oestradiol, oestrone.

A savoir aussi que les gonades masculines produisent une proportion minime d’estrogènes.

La progestérone : différents lieux de production dont le placenta, son rôle principal est de préparer l’endomètre à la nidation de l’œuf fécondé. 2 actions spécifiques anti-androgène chez l’homme androgénique chez la femme enceinte notamment Passablement anti-estrogène dans un cycle naturel.

Une petite parenthèse : L’acétate de cyprostérone quant à lui a un effet totalement anti-androgène, est une hormone qui n’existe pas à l’état naturel, est un dérivé des constituants de la progestérone obtenu par le raffinement de principes actifs de plantes (que je ne désire pas citer)

Trop faciles à combiner pour une hormonothérapie substitutive dite naturelle !

Quelques hormones en vrac : les hormones folliculo-stimulantes (effets opposés homme femme), la corticotrophine, insuline (régulation des sucres diabète) déhydroépian-drostérone mieux connu sous la dénomination DHEA.....

Les réponses aux hormones :

L’organisme est ainsi fait qu’à tous les niveaux, il collationne toujours « l’état d’avancement des travaux » demandés sur ordre chimique ou électrique, ce qui permet le dosage réponse des émetteurs.

C’est à ce niveau que se situe le plus grand danger car selon les retours, le système peut se dérégler complètement.

Par exemple : L’hypophyse envoie un ordre par une hormones qui atteint les détecteurs des groupes fonctionnels qui échangent eux mêmes entre eux pour s’adapter par nécessités à l’ordre global reçu ! Mais a leur tour, ils renvoie vers l’hypophyse ou autre glande un compte rendu de travail qui doit être conforme à ce qu’attend cette glande ! Si on introduit une hormone contradictoire... elle n’y comprends rien....et peut renvoyer de nouvelles commandes inadaptées. D’autre part de nombreux produits et leurs dérivés classés quelquefois dans une même catégorie peuvent avoir des effets diamétralement opposés, ne pas avoir l’effet escompté ou l’effet contraire à celui espéré.

C’est le cas de la plupart des finastérides et dérivés qui sont sensés jouer un rôle anti-androgène, qui ne ciblent pas du tout la réduction de la production de testostérone mais qui bloquent pour certains récepteurs le signal d’existence de cette hormone masculine.

Exemple pour le follicule pileux, il commandant la repousse en cas d’allopathie hormonale en laissant croire à ces récepteurs qu’il n’y a pas de testostérone dans l’environnement cellulaire.

C’est un peu simpliste comme image mais je le dis de cette façon pour faciliter la compréhension.. Par contre, il faut reconnaître un manque de recul sur les effets induits de la prise de ce produit, principalement sur les retours en direction de l’hypophyse qui renvoie par contre réaction l’hormone lutéinisante selon qu’on est male ou femelle ???????

De gros risque de confusion sans obtenir l’effets escompté !!!!

C’est tout ce que je peux dire à ce niveau, en l’état actuel des connaissances scientifiques à moins de découvertes plus récentes, les miennes remontent à 1 an ½ à 2 ans.

Pour conclure, c’est l’objectif principal de mon exposé, l’hormonothérapie individuelle, autoprescrite présente un réel danger !

Cela s’explique :

Le processus d’hormonothérapie pour transsexualisme notamment constitue à faire pénétrer dans l’organisme une substance étrangère, une autre hormone naturelle ou de synthèse, qui vient soit contredire les ordres précédents soit en apporter des nouveaux. D’où un chamboulement colossal, des échanges effrénés qui ont la plupart du temps beaucoup peine à se mettre en corrélation.

On peut agir directement à la source par une hormone changeant la capacité des ordres de l’hypophyse qui redonnera une nouvelle info globale.

On peut agir sur un récepteur particulier en lui apportant une hormone spécifique MAIS CE QU’IL FAUT SAVOIR, C’EST QU’OBLIGATOIREMENT LES GLANDES EMETTRICES SERONT AFFECTEES PAR LES RETOURS HORMONAUX DES ORGANES CONCERNES ET DEVRONT ADAPTER LEUR CONTENU GLOBAL A LA NOUVELLE DONNE !

ET AURONT AINSI UNE INFLUENCE SUR L’ENSEMBLE DE L’ORGANISME .

UNE PRISE D’HORMONES QU’ELLE QU’ELLE SOIT, A DES CONSEQUENCES GENERALES SUR L’ENSEMBLE DE L’ORGANISME .

Que se passe-t-il de particulier dans le cadre d’une hormonothérapie.

On va donner à un individu de sexe male ou femelle dans sa physiologie propre qu’il doit fonctionner exactement à l’inverse du programme originel !!!!

Ce qui veut dire qu’il va falloir à l’ensemble des échanges hormonaux du corps une nécessaire adaptation puisqu’il va se trouver des contradictions chimiques plus ou moins nocives pour l’ensemble de l’organisme.

Ca, je ne peux pas l’inventer ! C’est le B A BA du fonctionnement du corps humain que tout médecin apprend lors de ses études et que quelques profanes comme moi, obligés de toucher à ces concepts lors de leurs études doivent connaître.

Affirmer que tous les endocrinologues sont incompétents dans ce domaine est archi faux, c’est la base même de leurs études et ils savent « en l’état actuel de la science » gérer les fonctionnement normaux et connus du système avec leurs petites et grandes ratées.

Ils savent dans l’ensemble moins travailler sur les effets d’hormonothérapie d’ordre des traitements cancéreux comme celle des changements de sexe.

Là c’est normal !

Certains refusent d’entrer dans ce schéma ayant déjà suffisamment à faire !

Peu, il faut le dire jouent aux apprentis sorciers !

Quelques uns ont continué à étudier et se former dans ce sens pour apprendre à gérer une spécificité de leur compétence.

Et encore, n’avons nous pas forcément tous les reculs thérapeutiques nécessaires pour ne pas risquer d’erreurs.

Mais la science, comme pour tout, évolue.

Il y a quelques années on procédait à la castration chimique sans substitution hormonale féminine ce qui a crée des ravages considérables notamment sur la psychologie des individus l’ayant subie de cette manière là.

QUOIQU’IL EN SOIT, TOUT ENDOCRINOLOGUE D’AUJOURD’HUI , CONNAIT LES INTERACTIONS HORMONALES ENTRE ELLES NE SERAIT CE QUE LES INTERFERENCES PROGESTERONE ESTRADIOL, QUAND, OU, ET COMMENT, SUR QUELS CAPTEURS, ELLES AGISSENT.

IL Y A SURTOUT DES GENS QUI VEULENT S’INVESTIR OU PAS POUR CETTE CAUSE !

IL Y A AUSSI DES COMPORTEMENTS INDIVIDUELS DE DEMANDEURS QUI LES POUSSENT A S’INVESTIR OU PAS ! CA , IL NE FAUT JAMAIS LE PERDRE DE VUE .

CE SONT NOS COMPORTEMENTS QUI GENERENT LES REACTIONS DE NOS PRATICIENS, au même titre exactement que la crédibilité de nos comings-out !!!!!!!!.

Sources :

Cours BE1 et BE2 éducateur sportif, partie commune. Comptes rendus de cours de la Faculté de Lyon pharmacologie, cours de pharmacie seconde année. Divers site informés.

Michèle.